Comment ça s'est passé.
Bati sur un éperon rocheux, le château de châteaudun occupe une situation stratégique,sur un site défensif idéal entre Beauce et Perche. Les origines du château remontent vers 1180 lorsque Thibaud V, comte de Blois fit édifier l'imposant donjon qui le domine encore aujourd'hui. En 1450, Jean de Dunois, bâtard de Louis d'Orléans et petit fils de Charles V, compagnon de Jeanne d'Arc entrepris la transformation du château-fort en résidence. Les adjonctions se poursuivirent au XVIe siècle, avec la création d'une aile renaissance. De ce fait le château offre au regard une diversité de styles, qui n'empêche pas une parfaite unité d'ensemble. LA SAINTE CHAPELLE La Sainte-Chapelle a été construite en trois campagnes successives : de 1451 à 1454, pour le chœur et la chapelle haute, de 1460 à 1464 pour la nef et l'oratoire sud, enfin, le clocher a été accolé en 1493. La chapelle basse, qui est le sanctuaire principal, est riche d'une quinzaine de statues représentant pour la plupart des saints et remontant au milieu du XVe siècle, d'une Vierge à l'Enfant datée des environs de 1400, d'une statue de Dunois et d'une fresque décrivant la scène du Jugement Dernier, peinte à la détrempe vraisemblablement en 1493. Dans la partie haute, on trouve une voûte en berceau avec sa charpente en bois. C'est par ce niveau que se fait l'accès au donjon. La tour très imposante, a été conservée dans un état exceptionnel. La base de son mur atteint 4 mètres d'épaisseur, elle mesure 31 mètres de haut et 17 mètres de diamètre. Elle comporte 3 niveaux, les deux niveaux inférieurs voûtés en coupole, le niveau supérieur couvert d'une charpente commandée par Dunois, comportant 5 niveaux de "roues" permettant de constituer une charpente conique. À l'origine, on accédait directement au premier étage par une porte placée à 10 mètres au dessus du sol. Le rez-de-chaussée, accessible de l'intérieur par un puits, servait au stockage de la nourriture. Le troisième niveau, doté de larges fenêtres, constituait l'habitation. Dunois y avait installé sa bibliothèque. Dans un recoin on y trouve également un trou d'aisance, donnant directement sur l'extérieur en formant bretèche. L'AILE DUNOIS Cette aile a été élevée par Jehan de Dunois entre 1459 et 1468. Elle comporte cinq niveaux : deux sous-sols, un rez-de-chaussée et deux étages. Le rez-de-chaussée et le premier étage regroupaient les salles "nobles" de la demeure, alors que l'appartement de bain, les cuisines aux cheminées monumentales et les cachots se trouvaient au sous-sol. Les combles abritaient les domestiques. L'aspect extérieur, malgré quelques éléments d'ornementation de style gothique flamboyant, est très sobre, voire même sévère. Du côté du Loir, la façade se caractérise par des échauguettes d'angles et une série de ressauts sur une hauteur d'une soixantaine de mètres qui confèrent au monument une allure de nid d'aigle. Côté cour, on note la présence d'un grand escalier bâti sur le modèle de la célèbre "grand vis" construite par Charles V au Louvre. Une salle de justice fut réaménagée au XVIIème siècle au rez de chaussée, et s'accompagne de prisons au sous-sol. Rare exemple de juridiction seigneuriale d'ancien régime transformée à la révolution en salle de justice révolutionnaire, ce tribunal conserve encore son décor d'origine ainsi que les attributs révolutionnaires peints vers 1790. Les fonctions s'y répartissent comme dans l'aile Dunois : caves, cuisines et offices dans les étages de soubassement, habitation noble au rez-de-chaussée et au premier étage, logements secondaires dans les combles. Les façades, empreintes des manières de la Renaissance offrent une physionomie plus douce que celles de l'aile ouest. La grande salle d'apparat mesure 10 mètres de large sur une trentaine de long et de grandes fêtes y étaient organisées. À chaque extrémité, cette pièce de réception est agrémentée de monumentales cheminées sculptées dont l'une est surmontée d'un cerf de pierre. LES REMPARTS Du côté du Loir, la façade se caractérise par des échauguettes d'angles et une série de ressauts sur une hauteur d'une soixantaine de mètres qui confèrent au monument une allure de nid d'aigle. L'ancien chemin de ronde court sous la charpente de Dunois, et les mâchicoulis y sont encore présents, avec un à-pic impressionnant. Au pied du château le Loir et la ville basse. je vous souhaite une bonne visite.
Les bons plans repérés sur place.
La chapelle
l'escalier
Le jardin des humeurs
Et au final.
Très beau chateau à visité et surtout libre de faire des photos