Comment ça s'est passé.
La meilleure approche de l’île de RHODES est d’arriver en bateau, qu’il soit de croisière ou de promenade, la première perception du port aux portes fortifiées ne sera que plus époustouflante. L’accès au port de plaisance passe par l’emplacement, dit-on, des deux pieds du colosse de RHODES mais c’est une version bien éculée et les historiens qui ne nient pas l’existence en des temps reculés du colosse, en conteste sa situation à l’entrée du port telle qu’aujourd’hui on y a placé en hommage un cerf et une biche, à mon sens, un peu “ridicules” par leur petite taille. Néanmoins en longeant les 3 moulins byzantins qui vous accueillent, on se trouve presqu’immédiatement devant les portes monumentales dressées par les chevaliers de l’ordre de Saint Jean en 1309 après un passé romain puis byzantin déjà riche depuis sa fondation en 408 avant J.C. Sa puissante fortification de florissante cité médiévale multinationale tombe sous la domination des turcs ottomans en 1523 et en sera durablement marquée par son architecture notamment. Puis en 1912, les italiens, à leur tour, y laisseront une profonde trace toujours visible de nos jours par les nombreux touristes qui s’y perdent. La vieille ville pavée et animée de mille échoppes se laisse parcourir à pied sur un espace restreint propice à la flânerie. On découvre au détour d’une ruelle le palais des grands maîtres où des tableaux de style moderne dispersés entre les cheminées imposantes et les mosaïques de KOS vous attendent en haut de l’escalier d’honneur, la rue des chevaliers, où l’ambassade de France laisse découvrir son petit jardin et ses expositions, qui regroupaient les petites auberges qui recueillaient les chevaliers de l’ordre, la magnifique horloge qui vous fera découvrir du haut de sa terrasse la ville version panoramique et enfin le musée archéologique un peu “désordonné” mais tout de même riche d’objets antiques. Après l’histoire, l’errance dans toutes les petites ruelles constitue, à mon sens, la vraie découverte de la ville et de ses habitants. Comme dans les cyclades, une magnifique verdure s’est installée sur les vieux murs que les habitants ont renforcée par les multiples jardinières qui jalonnent les rues et jardins. Quel délicieux OUZO servi bien frais à savourer dans les tavernes typiques de la Grèce d’aujourd’hui. Attention aux restaurants à touristes, ils sont nombreux, ils vous nourrissent mais n’attendez rien de plus... La plage toute proche ne vaut pas le détour, petite et trop populaire, elle ne laisse que peu de place pour une serviette. Le CASINO est bien plus beau, vu de la mer que de la terre. Le port de Mandraki regorge de bateaux de croisière, de petits bateaux de promenade et de bateaux de pêche : un vrai plaisir ! Un petit aquarium vraiment bien placé en bord de mer peut vous laisser sur votre faim.... 2 ou 3 jours sont bien nécessaires pour faire le tour de cette cité close aux multiples secrets qu’il faut découvrir en prenant son temps sous un soleil de plomb. Au moins une soirée animée de la vieille ville vous enchantera, la nuit mystifiant la grandeur des bâtiments, la profondeur des ruelles, la hauteur de la mosquée et la dimension des portes monumentales. Visite de la ville de RHODES à ne rater sous aucun prétexte. Les amoureux d’histoire et les amoureux tout court y trouveront leur compte et en repartiront enchantés.
Et au final.
Une petite île bien moins connue que la CRËTE qui mérite le détour et ne vous laissera pas indifférent A recommander.