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Et vogue la galère

Tout avait bien commencé. Pour un peu, on aurait écrit: il était une fois...Notre nouvelle voiture achetée d'occasion (une 7 places! spacieuse comme on n'en avait jamais eu) était prête. Le coffre de toit en plastique…

TR
tricotenrond
Publié en 2021
15 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Tout avait bien commencé. Pour un peu, on aurait écrit: il était une fois...Notre nouvelle voiture achetée d'occasion (une 7 places! spacieuse comme on n'en avait jamais eu) était prête. Le coffre de toit en plastique flambant neuf était en place. Les bagages étaient tous entrés dans le coffre, en plus des 3 enfants surexcités. Objectif: 1200 km en deux temps avec départ depuis nos Alpes natales en pleine nuit et en semaine pour éviter la foule, les bouchons et l'énervement puis halte dans la région de Cognac et de ses savoureux panoramas. Mais le destin, pour ceux qui y croient, ayant décidé de nous jouer quelques tours nous donna rendez-vous au sortir des cols réputés du Massif Central... Une fuite au radiateur, à trois heures du matin et à deux heures de chez nous. Le capot fumant, nous nous rendîmes à la station service d'autoroute suivante, fîmes intervenir le service d'autoroute qui nous conseilla, soit de trouver un hôtel dans le coin pour le reste de la nuit, autant dire chercher une aiguille dans une meule de foin, soit de repartir et de compléter le réservoir d'eau tous les 200km... Au petit matin, nous étions arrivés près de Cognac, dans un petit village inconnu des touristes, paisible au milieu des vignes bordées parfois de vieux murs où s'épaouissent ronces et roses trémières. Nous laissâmes la voiture 5 jours au lieu des 2 initialement prévus au concessionnaire de la ville la plus proche. Heureusement, la famille étant notre but de voyage, nous profitâmes largement de précieux moments avec nos proches et les visites se limitèrent donc à la seule et relativement proche attraction du coin, en plus de la concession automobile, c'est-à-dire au Paléosite de Saint Césaire. C'est un endroit perdu au milieu de nulle part, en pleine nature, au bord d'un petit village, auquel on accède par de jolies petites routes sinueuses et ombragées. L'avantage de ce genre d'endroit dit interactif, c'est que la notion de Musée semble avoir volé en éclat au profit de la présentation-spectacle. Finies les heures de lecture dans une salle fraîche et les discussions chuchotées à l'oreille pour ne pas déranger les autres visiteurs. Aujourd'hui et ici comme ailleurs, le touriste avale la présentation du site et de ses richesses par vidéo. Celui qui ressortirait de là sans avoir rien compris ne pourrait donc que l'avoir fait exprès et encore, à condition d'avoir pris soin d'emporter ses boules Quiès! Le clou du spectacle fut sans doute cette pauvre ado, accro de la mode de l'extrême maigreur, s'effondrant sans crier gare en plein cagnard, faute d'avoir avalé autre chose qu'un demi yaourt aux premières lueurs de l'aube, à moins que ça ne soit dû à l'émerveillement ou au choc causé par son image traitée par informatique pour révéler quelle trombine aurait été la sienne si elle était née néenderthalienne! Quel plaisir enfin de laisser le petit dernier/terrible s'essayer au lancer de javelot à l'aide d'un lanceur en bois pas facile à manier et tenter de décaniller les cibles en carton représentant mammouth, ours et autre tigre aux dents de sabre sans transpercer l'employé patient, ou anéanti lui aussi par la chaleur, affecté aux explications du maniement subtil de cette arme. Pendant ce temps, Madame du Truc tentait vainement de s'intercaler subrepticement entre deux des notres, histoire d'attendre moins longtemps pour s'essayer aussi au javelot, me toisant au passage d'un regard glacial, moi la grosse dondon incongrue en ce lieu, en train d'allaiter le petit dernier. Tout un programme. Le radiateur changé, le moral un peu au fond des chaussettes et 900 euros en moins dans notre poche on s'apprêtait donc à replier la tente tunnel-5 places-30kg et à mettre le cap sur Brest. Mais, le jour du départ, on se rendit compte que le problème mécanique n'était pas résolu. En cette fin de matinée noyée de soleil, nous rendîmes donc une petite visite au garagiste de Matha, un chic type en bleu de chauffe, sourire au lèvres et qui nous rajouta 12 euros pour le bouchon du radiateur, que le concessionnaire-de-la-grande-ville-voisine avait bêtement oublié de changer...tout en nous prévenant des précautions à prendre pour surveiller la malade. Une nuit plus tard et dès potron-minet, nous arrivâmes, passablement inquiets pour notre voiture mais heureux d'être arrivés, sur cette bonne ville de Brest où nous avons de solides attaches. La voiture continait à fuir, et nous à remplir, mais sans chauffer...

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Paleosite à Saint-Césaire

Conclusion

Et au final.

Avec une voiture c'est mieux!