Carnet200815 jours

Formentera

Formentera, plus petite île des Baléares avec ses 82 km2, était peuplée de 7 500 habitants, 200 000 l’été. Des agences de voyages affirmaient qu’il s’agissait du dernier paradis de la Méditerranée. Elle était, certes…

BE
Bern
Publié en 2008
15 jours5/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Formentera, plus petite île des Baléares avec ses 82 km2, était peuplée de 7 500 habitants, 200 000 l’été. Des agences de voyages affirmaient qu’il s’agissait du dernier paradis de la Méditerranée. Elle était, certes restée en grande partie naturelle : des plages vierges, des étangs, des salines, des vieux sentiers bordés de grosses pierres récupérées dans les cultures, des tours de guet, des ports de pêche… Un Boeing 747-400 nous a mené à Ibiza, puis un bateau à La Savina sur l’ile de Formentera. Nous n’étions que 3 personnes à opérer le transfert de l’avion au bateau. Notre hôtel se situait à Es Ca Mari sur la côte sud, plage de Migjorn. De notre chambre, le regard portait sur la plage de Migjorn et Es Arenal au loin. L’hôtel « Club Formentera Playa » de style bunker se situait à 300 m. Des Eucalyptus, touchaient presque notre terrasse. Dans un terrain en contrebas, nous trouvions des tamaris et des pins. Nous avions vu au loin le cap de Barbaria. Les promenades que ce soit à l’intérieur des terres ou sur les rivages, toujours agréables, pouvaient quelquefois se compléter ou se remplacer par des déplacements en autobus. PLAGE VERS L’EST D’ES CA MARI Nous longions régulièrement la plage en direction de l’hôtel « Club Formentera Playa » et au-delà jusque Es còdol Foradat. Nous admirions des lézards verts, parfois bleutés (Podarcis Pityusebsis, d’après des panneaux signalant les espèces protégées). De longues passerelles de bois avaient été aménagées afin de protéger les dunes, la faune et la flore, le tout avec l’aide financière de l’Europe. De nombreuses plages étaient envahies par les algues. Certaines en étaient débarrassées par un service de nettoyage. Les plages se montraient plus agréables (notamment, moins d’algues) à partir d’Es Arenals. Les touristes, en quasi-totalité allemands, s’y trouvaient plus nombreux, les hôtels étalaient plus de luxe. Nous avons remarqué des nudistes tout au long du chemin. Au bout de la plage, avant la Pointe Sa Fragata., du haut de la petite falaise la vue s’étendait sur la mer et le rivage LITTORAL VERS L’OUEST D’ES CA MARI. Vers l’ouest en direction du cap de Barbaria, en passant nous avons admiré la torre d’es Calalà. Puis nous pouvions emprunter des sentiers en sous-bois et des chemins de campagne bordés de murets de pierres entassées, refuges de nombreux lézards ; lézards qui intéressaient beaucoup les chats. Nous nous sommes arrêtés à proximité d’un petit port de pêche, et ses traditionnelles baraques, situé à l’embouchure du torrent (à sec) de St-Alga. Le paysage enchantait. Faute de passage dans les rochers, il ne semblait plus possible de poursuivre la promenade sur le rivage. ES PUJOLS ET SES ABORDS. Es Pujols est situé au nord de l’île ; notre hôtel au sud, cependant la distance reste inférieure à 5 km. C’était une jolie station balnéaire avec de jolies plages dépourvues d’algues, des rochers dans le fond à l’est, un petit port de pêche et ses traditionnelles baraques en bois, une promenade côtière et des commerces. Sur cette promenade et dans l’agglomération. Il existait plusieurs discothèques. Certains restaurants n’ouvraient qu’à 19 heures. La ville était réputée pour sa vie nocturne, sans doute la seule de l’île dans ce cas. En direction de la Punta Prima et de sa tour vers l’est, du haut des rochers, une vue merveilleuse s’offrait à nous : une mer aux bleus étonnants, la ville de Es Pujols et au loin l’île d’Ibiza. De l’’autre côté, vers l’ouest, la plage fait face à l’Illa de ses Parreres. D’autres plages se prolongeaient jusque Sa Roqueta. Les nudistes s’y retrouvaient nombreux. PLATJA DE TRAMUNTANA Cette plage est située au nord, à l’est de Es Jujols, à moins de 4 km de l’hôtel. Après la traversée de la Vénda de ses Roques, à l’intérieur des terres, la vue sur la mer et la plage de Tramuntana nous a paru magnifique. Les rochers découpés de la côte très accidentée tranchaient avec le bleu d’une mer agitée. Le vent fort n’atténuait pas la force du soleil. Des sentiers sinueux où il était difficile de se repérer conduisait vers l’est à Es Calo, petit port de pêche, En réalité, nous avons trouvé quelques barques sous les traditionnels abris de bois, mais le village paraissait récent et joli, surtout destiné aux touristes. La côte se révélait sauvage, la mer forte. Au retour, nous sommes passés devant le Castellum Romà PLATJA DE SES ILLETES Pour nous y rendre nous avons emprunté la ligne régulière d’autocars. Le bus a longé les Salines avant de parvenir à destination devant le restaurant Es mouli de Sal, ancien moulin (Es mouli d’es Carregador). De là, nous avons suivi la plage des Illetes. Nous avons marqué un arrêt en face du restaurant « Es Pirata ». Cet établissement sert d’excellentes paëllas. Les vues étaient magnifiques, les couleurs indescriptibles. Il paraît qu’il s’agit des plus belles plages de la Méditerranée. Là où la bande de terre se rétrécie, nous avions vue sur deux plages, une de chaque côté, celle des Illettes qui se montrait calme et celle du Llevant où les vagues s’élevaient méchamment. A l’extrémité de la pointe d’es Borronar, lieu de rencontre des eaux calmes et des eaux fortes, le passage à pied dans l’eau jusque l’Ile Espalmador était possible (maximum de profondeur : 1m). Cependant le courant paraissait fort. Une promenade, près prés de l’arrêt de bus, du côté de la Saline et la plage du Llevant était possible. PHARE DE LA MOLA. Après notre descente du car à El Pilar, en fait une seule rue, une grande église et la place du marché artisanal qui a lieu le dimanche, nous avons fait un petit détour pour nous rendre au pied d’un moulin avant de nous diriger par des petits sentiers bordés de murets de pierres au phare de la Mola. Quelques maisons étaient plantées au milieu des champs. La végétation se montrait pauvre. Pourtant, les figuiers semblaient apprécier l’endroit. Le phare surplombait une impressionnante falaise de 150 m. Il a été décrit par Jules Verne dans le roman « Hector Servadac ». Nous avons admiré les puffins, oiseaux protégés avant de longer la falaise vers le sud, puis de l’autre côté vers la Xindria Sur la route du retour, devant l’hôtel « El Mirador », la vue nous a semblé magnifique : une bande de terre entourée de deux mers aux bleus enchanteurs par un ciel très clair. SAN FRANCISCO C’est la capitale de l’île. Nous avons visité l’intégralité de la ville, sa place de l’église fortifiée du XVIIIème siècle, ses rues piétonnes… Le marché qui se tenait tous les matins consistait en des ventes de bibeloteries, foulards… LA SAVINA ET SA PROXIMITE Nous avons visité le port de plaisance et d’arrivée des touristes en provenance d’Ibiza, puis le port de pêche. Nous nous sommes rendus à Sa Boca, étroite entrée dans l’étang d’Es Paix où se trouvaient de nombreux bateaux de pêche et les abris typiques. Nous avons ensuite suivi le sentier qui longeait la plage d’Es Cavall d’En Borràs jusqu’aux salines et le chemin de ses Illettes. La promenade s’est révélée agréable ; les vues sur le port, la mer, Ibiza, magnifiques. SUD OUEST DE L’ILE Aucun car ne desservait cette partie de l’île. Nous avons donc loué une voiture pour une journée. Nous nous sommes rendus à Cala Saona dans une petite crique au sable fin, au milieu de rochers rouges et de pins. Les algues nombreuses semblaient enlevées régulièrement. Cala Saona était également un petit port de pêche avec quelques baraques en bois. Nous avons longé la côte à pied en direction de la Punta Rasa, nous avons dépassé légèrement un petit village bâti pour… les vacanciers ? Ensuite, nous nous sommes rendus en voiture au phare du Cap de Barbaria. A partir de l’embranchement pour la Cala Saona, la route se rétrécissait pour finalement permettre le passage d’une seule voiture. Le paysage nous a semblé désolé, plus désertique qu’à la Mola. Près d’une ancienne tour, nous avons aperçu à fleur d’eau une grotte que nous supposons être « Sa Cova Foradada.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Plages de Ses Illettes

2

Plage de Migjorn

3

El Pilar jusqu'au phare

Conclusion

Et au final.

Les plages de Ses Illettes restent les plus belles de la méditerranée, paraît-il. J'ignore si c'est vrai mais elles sont magnifiques. Petite ile aux paysages diversifiées. Méconnue à mon avis. Un manque de confort dans la chambre d'hôtel m'a conduit à ne pas noter 5/5