Comment ça s'est passé.
Ah! le Pérou, quel voyageur n' a pas rêvé d' y aller? Moi, mon rêve s' est réalisé un jour de novembre 2002. Sept ans déjà mais quel souvenir inoubliable! L' Amérique du Sud est un sous-continent fabuleux mais le Pérou est sans doute le pays qui m' a le plus fasciné. Doté d' un patrimoine inestimable, j' ai été subjuguée par la culture inca, par son histoire coloniale sanglante, menée par les frères Pizzaro. Amoureuse de la nature, j' ai été émerveillée par les superbes paysages andins et les montagnes enneigées. Ce circuit du Sud du Pérou m' a permis de voir des lieux aux noms évocateurs: le Machu Picchu, le lac Titicaca, Arequipa, Santa Catalina, Cuzco... Bien sur, si vous disposez de temps, vous pouvez très bien entreprendre un voyage en individuel mais je vous conseille d' avoir recours aux services d' une agence locale ou de guides, selon les régions que vous souhaitez visiter. Quelques informations pratiques, avant de vous faire partager mon périple. - Transport aérien: nous sommes partis avec la compagnie espagnole Iberia, pas terrible. Une escale à Madrid, si vous le pouvez, préférer un vol direct. - Climat: le Pérou est situé en zone tropicale, et son climat est en conséquence: les différences de températures sont minimales d' une saison à une autre mais peuvent être considérables entre le jour et la nuit, en particulier en altitude. Au mois de novembre, nous avons eu chaud, puis froid (la nuit) mais pas de pluie. - Vêtements: à cause des écarts de températures, il faut pratiquer la politique de l' oignon, plusieurs couches de vêtements superposés que l' on enlève au fur et à mesure que la température varie. N' oubliez pas de bonnes chaussures, un coupe vent, une polaire, des lunettes de soleil, une bonne crème solaire et des vêtements plus légers aussi. Si vous avez l' intention de randonner et d' escalader les sommets andins munissez-vous d'un anorak en goretex. - Santé: une bonne condition physique est nécessaire pour pour visiter le Pérou. Il faut beaucoup marcher, monter et descendre. Il est conseillé de consulter son médecin avant de partir, et même avant de vous inscrire, si vous avez des problèmes respiratoires ou de la tension. Le "mal de la Cordillère", appelé le soroche est à prendre au sérieux. En effet, il peut provoquer des maux de tête, des sifflements d' oreilles, des crampes, des palpitations. Pour éviter ces désagréments voici quelques conseils en arrivant dans des villes situées à des altitudes de 3000 m ou d' avantage: 1. ne pas trop manger, ni boire en arrivant en altitude, une bonne nuit de repos avant d' attaquer le lendemain. 2. boire plusieurs tasses de tisane de coca (mate de coca) par jour. 3. faire des pauses fréquentes en cours de visite pour permettre à l' organisme de s' habituer. 4. s' économiser me disait mon guide, et c' est vrai. En cas de problème, dès que vous redescendez le malaise se dissipe. je n' ai pas vu de situation critique mais si tel est le cas il faut absolument consulter un médecin. Sachez que les Péruviens sont des gens très accueillants et souriants ( en 2002 en tous cas) Ah, j' allais oublier de vous parler du pisco: c' est une boisson nationale alcoolisée,de l' eau de vie de raisin, on y ajoute du jus de citron, surmonté d' un blanc blanc d' oeuf battu et d' une pincée de cannelle. Pas mauvais, mais attention toutefois de ne pas en abuser car en altitude, ce cocktail monte vite à la tête. LIMA: Fondée par le conquistador Francisco de Pizarro en 1535, la ville enveloppée de brume est située dans la vallée du Rimac, à quelques kilomètres de la côte Pacifique. J' ai trouvé que la ville avait un aspect assez triste, sans doute à cause de la brume et de la pollution qui nous enveloppaient. Presque tous les monuments remarquables se trouvent dans le centre historique de la vieille ville coloniale, classée patrimoine mondial par l'UNESCO en 1991. La cathédrale de Lima, construite au XVIIe siècle, est l' un des plus beaux exemples du baroque colonial à l'échelle continentale. Il ne faut pas manquer de visiter le musée R. Larco Herrera qui appartient à un collectionneur privé. On y admire la plus fine collection de pièces en or et argent de l'ancien Pérou, des bijoux, des textiles, coupes et céramiques d´une richesse incomparable. Vous y verrez plus de 60 000 pièces de céramique précolombienne. Faites un petit tour dans la salle des céramiques érotiques qui datent des civilisations Mochica et Chimu. Un autre musée à ne pas manquer à Lima, le musée de l' Or du Perou: il appartient aussi à des particuliers. Il est considéré comme l' un des plus complets au monde. Il abrite des collections d' objets utilisés pour diverses cérémonies, des outils et bijoux en or incrustés de pierres précieuses. Il y a aussi des vêtements, tels que des ponchos recouverts d' or et des vêtements que portaient les nobles à l' époque coloniale. Au rez-de-haussée une impressionnante collection d' armes anciennes qui raniment les images sanglantes des combats qui suivirent l' arrivée de Pizzaro. Le lendemain départ en avion pour Arequipa. Changement d' altitude puisque la ville d' Arequipa est située à 2360m au lieu de 80m à Lima! AREQUIPA: Isolée entre désert et montagne, à plus de 1.000 km au sud de Lima, Arequipa, la deuxième agglomération urbaine du Pérou, est une ville opulente et le plus important centre intellectuel du pays. Ses maisons de pierres volcaniques d' un blanc étincelant sous des cieux ensoleillés presque toute l' année, lui ont valu le surnom de "ville blanche". L' oasis d' Arequipa est dominée par un groupe de volcans, dont le Misti (5.822m), le Pichu Pichu (5669m) et le Chachani (6.075m), le plus élevé de tous. La ville moderne fut fondée le 15 août 1540 par Garcí Manuel de Carbajal, un émissaire du conquistador espagnol Francisco Pizarro. Un an plus tard, Charles V d' Espagne l' élève au rang de ville et lui confère les armes qu' elle conserve toujours aujourd' hui. Après l' indépendance péruvienne de l' Espagne, entre 1833 et 1834, l' écrivaine française Flora Tristan visita Arequipa dans le but de rencontrer la famille du côté de son père. Flora Tristan était la fille du diplomate péruvien Mariano Tristán y Moscoso. En 1838, elle publia à Paris les souvenirs de son voyage sous le titre "Pérégrinations d' une paria". Elle décrit dans ce livre la réalité aréquipénienne de cette époque. Ne pas manquer la visite du couvent Santa Catalina, considéré comme le plus grand au monde. Le lendemain, nous devions reprendre un vol intérieur pour Puno et le lac Titicaca. Mais vers 17 heures, le guide nous annonce que nous ne pourrons nous y rendre car le vol est annulé suite à un mouvement de grève. Ne pas aller au lac Titicaca, impossible ! Nous lui demandons de partir en car, mais refus catégorique de sa part au motif que la route est trop longue et surtout trop dangereuse de nuit. Nous sommes catastrophés. Finalement, face à notre mécontentement, il téléphone à son agence et la décision est prise de partir. Mais attention 5/6 heures de route dans le froid et sans aucun arrêt possible pendant le trajet, nous dit-il, de mauvaise humeur! Quand j' y repense quel voyage! Au fur et à mesure que la nuit tombe, le froid s' installe, pas de chauffage dans le car. La nuit est noire, la route déserte. De temps en temps, nous traversons des petits villages mais pas d' arrêts. Nous sommes transis, personne ne discute. Moi dans mon coin je me dis: " si on tombe en panne, bonjour.." On grimpe en altitude, le soroche commence à se faire sentir pour certains d' entre nous. Enfin on arrive vers 1h du matin, on s' installe vite fait dans notre chambre d' hôtel à Puno, morts de fatigue mais heureux quand même! Inutile de vous dire que le réveil fut fifficile! Nous sommes à 3828 m à Puno. PUNO et le Lac TITICACA: La ville de Puno, fondée en 1668, près d' une mine d'argent du nom de Laykakota, attira plus de 10 000 personnes. Les "jours dorés" de Puno font désormais partie du passé . Ce furent les prêtres espagnols, qui dans leur empressement pour évangéliser les populations firent ériger de belles églises. Il est agréable de se balader le matin dans la ville, un air vif nous réveille malgré un ciel bleu ensoleillé. Attention à Puno, dans les hôtels, les nuits sont souvent froides et humides à cause de la proximité du lac Titicaca. LAC TITICACA: Nous embarquons à Puno sur un bateau à moteur, direction les iles Uros sur le lac Titicaca. Ne pas oublier crème solaire et lunettes de soleil car le soleil tape fort malgré l' air. Nous dormirons à l' hôtel Libertador Isla Esteves et apprécierons un superbe lever et coucher de soleil sur le lac, depuis notre chambre. Les îles les plus célèbres du lac Titicaca sont les îles flottantes des Uros. Cette visite permet de découvrir un mode de vie unique où les femmes portent des chapeaux melon, où les hommes tricotent eux-mêmes leurs bonnets multicolores, où le mode de vie semble inchangé depuis bien longtemps. Sur ces îles, tout est bâti en tatora, une sorte de jonc: les maisons, les écoles et jusqu'au sol lui-même. En dehors de la confection de toutes sortes d' objets en roseau, leurs habitants vivent de la pêche, de la chasse aux oiseaux et de la récolte de plantes lacustres. Nous aurons la chance de faire une balade sur un joli balsa, bateau fabriqué lui aussi en jonc. Quel bonheur de glisser sur cette mer intérieure aux eaux d' un bleu intense, bordée de culture en terrasses et surmontée de sommets enneigés. Le lendemain, réveil de très bonne heure à cause du lever de soleil et du site que nous allons découvrir et je puis vous assurer que nous ne l' avons pas regretté! Nous allons encore grimper! SILLUSTANI: Après 40 mn de car, nous arrivons à Sillustani, site archéologique pré-inca, situé sur les rives du lac Umayo à 4 000 mètres d' altitude. Nous sommes saisis par la beauté mystérieuse du lieu. Nous sommes seuls, pas un bruit. Pas un nuage dans le ciel, une lumière éblouissante, les eaux du lac d' un bleu intense, quelle beauté étonnante! Il s' agit d' un site funéraire, constitué de tombes en forme de tour appelées " chullpas". Ces dernières ont été bâties par le peuple Colla, des Aymaras qui seront conquis par les Incas au XVe siècle. Elles conservent les restes de plusieurs individus, certainement regroupés en famille (jusqu'à dix individus) et accompagnés d' offrandes. La plupart d' entre elles ont été pillées alors que d'autres n' ont pas été achevées. A cette altitude, soudain j' ai des nausées, puis un violent mal de tête. Le guide me dit " ne bouges pas, il faut t' économiser". J' attends un peu. Je redescends pour rejoindre le car ça va déjà mieux. Vite de la tisane de mate coca! Le lendemain, départ à bord du train des Andes, traversée de l' Altiplano,où nous avons découverts des paysages superbes pour rejoindre Cuzco. CUZCO: Cuzco, n' est pas seulement la capitale de l' empire inca, le Tahuantinsuyo, le nombril du monde, situé à 3400 mètres d' altitude. C'est aussi la capitale archéologique de l' Amérique, le cœur de la Vallée sacrée des Incas, une cité qui offre une quantité incroyable de trésors aux touristes venus du monde entier. D'ailleurs, Cuzco, ou Cusco comme on la nomme là-bas, ou bien Qosqo dans la langue quechua, a été déclarée Patrimoine Culturel de l'Humanité par l'UNESCO. La grandeur de l' empire inca commence réellement avec l' arrivée sur le trône du grand empereur Pachacutec ou Pachacuti (celui qui fait tourner la terre) aux environs de l'année 1438. Pachacutec ne fut pas seulement un grand conquérant. C' était un remarquable administrateur et il put expulser du territoire inca les redoutables Wari Chankas ou Huari Chancas, et reconstruire Cuzco. Le développement de la capitale a atteint son apogée avec Huayna Capac en 1493, peu de temps avant l' arrivée des conquistadors espagnols. Les espagnols, menés par Francisco Pizarro, arrivèrent à Cusco le 15 novembre 1532, Pedro del Barco et Hernando de Soto étant les premiers à mettre les pieds dans la capitale inca. A partir de ce moment, le tracé de la ville a beaucoup changer, les espagnols construisant églises, palais et demeures coloniales sur les fondations des anciens édifices incas. En 1650, un autre événement allait changer la physionomie de la ville, un tremblement de terre qui allait détruire une grande partie des constructions coloniales, les murs encore restant des édifices incas ne bougeant pas. Après la visite des principaux monuments, il fait bon se balader en haut de la place d' Armes, près de la cathédrale. De nombreuses arcades coloniales, , des espaces verts et des petites ruelles lui donne un certain charme. Le lendemain visite des ruines situées aux alentours de Cuzco. SACSAYHUAMAN: A deux kilomètres de la ville de Cuzco se trouvent les ruines d' une forteresse, Sacsayhuamán en quechua inca. Construite àl' origine dans un but défensif, la forteresse se trouve à 3700 m d' altitude. Elle a la forme d' une tête de puma, animal sacré dans la cosmologie inca. Elle est composée de trois remparts parallèles longs de 600 m, disposés en zig-zag, lesquels sont constitués de blocs monolithiques, (le plus grand mesure 9 m de haut, 5 m de large et 4 m d'épaisseur, pour un poids d'environ 350 tonnes) parfaitement assemblés et encastrés les uns dans les autres. La technique utilisée pour transporter et assembler de telles masses reste un mystère. Il faut savoir que ces civilisations ne connaissaient pas la roue! Les enceintes, qui mesurent à peu près 360 m de long, sont reliées par des escaliers et des portes trapézoïdales. La forteresse était garnie de trois tours dont il reste les fondations : - La tour ronde de Muyomarca abritait l'Inca et sa cour pendant les périodes de méditation et de jeûne. - Celle de Paucamarca avait une fonction religieuse et était vouée au culte du Soleil. Sa base au sol est constituée d'un cercle de pierres d'une douzaine de mètres de diamètre et d'une structure en étoile dont la signification n'est pas éclaircie. D'après la légende, elle était reliée au temple du Soleil par un réseau de galeries souterraines. - Celle de Sullamarca était réservée à la garnison et abritait des dépôts de nourriture, d'armes et de vêtements. Q'ENKO: Le site de Q'enko (le sinueux) était consacré au culte du Puma (dieu de la guerre). Il doit son nom au réceptacle en forme de serpent que les tailleurs de pierre incas avaient façonné dans le mur pour leurs sacrifices. On suppose que les prêtres y versaient de la chicha (bière de maïs), du sang ou de l' eau bénite. TAMBOMACHAY: Souvent appelé " le bain de l' Inca", il s' agit d' une source sacrée, encastrée dans des blocs de pierre où l' empereur venait s' adonner aux cérémonies de l' eau. Les fontaines superposées où le précieux liquide jaillit à gros bouillons cristallins, font de ce lieu un havre magique dans l'aridité ambiante. Le lendemain, transfert à la gare et installation dans le train qui nous mènera à travers la magnifique vallée de l' Urubamba jusqu' au pied du Machu Picchu. Une journée, riche en émotions nous attend. MACHU PICCHU: Enfin je la découvre cette cité perdue, inconnue des conquistadors espagnols! Difficile d' expliquer ce que j' ai ressenti, regardez les photos et voyez l' atmosphère qui se dégage... On pense aujourd'hui que la ville a été construite sous le règne de l’empereur Pachacutec, peut-être en 1440. L'emplacement de Machu-Picchu dut impressionner le monarque par ses particularités spécifiques à l'intérieur de l'aire géographique sacrée de Cusco. Machu Picchu dut avoir une population variable comme la majorité des llactas incas : entre 300 et 1000 habitants appartenant vraisemblablement à une élite. Le travail agricole était effectué par des colons mitmaqkuna qui venaient de différents lieux de l'empire. Les incas construisirent là de nombreux centres administratifs, les plus importants étant Patallacta et Quente, et des complexes agricoles avec des cultures en terrasse. Machu Picchu dépendait de ces complexes pour son alimentation mais ceux-ci étaient insuffisants. La communication entre les régions était rendue possible grâce au réseau formé par les huit chemins incas qui allaient à Machu Picchu. La petite cité se différenciait des populations voisines par la singulière qualité de ses grands édifices. À la mort de Pachacutec, et selon les coutumes royales incas, Machu Picchu passa à son panaca, qui devait destiner les rentes produites au culte de la momie du défunt ro. On présume que cette situation se serait poursuivie sous les règnes de Tupac Yupanqui (1470-1493) et Huayna Capac (1493-1529). Machu Picchu dut perdre en partie son importance à cause du désintérêt des empereurs successifs et aussi à cause de l'ouverture d'un chemin plus sûr et plus large entre Ollantaytambo et Vilcabamba (Vallée de Amaybamba) Dans la soirée, nous reprenons le train qui nous ramène à Cuzco. Bercée par son mouvement, et dans le noir, je repense à cette fabuleuse journée. Le lendemain, visite de du marché de Pisac et des salines de Maras. PISAC: Písac (qui s'écrit aussi Pisaq), situé à 2972 m, est un district de la province de Calca, région de Cuzco. Le village est connu pour ses marchés du dimanche, mardi et jeudi qui attirent nombre de touristes venus de Cuzco. La place centrale est dominée par un grand arbre appelé pisonay. Písac a été construite sur des fondations pré-colombiennes par le vice-roi Francisco de Toledo. On peut assister à une messe en quechua parmi la population locale et les varayocs (caciques). Le site archéologique inca de Písac est l'un des plus importants de la Vallée sacrée des Incas. Malheureusement, faute de temps nous ne le visiterons pas. Le marché de Pisac est très animé. Tous les fruits et légumes qui poussent dans les hautes vallées andines se retrouvent ici. Les paysans indiens cultivent méticuleusement leur lopin de terre. Les moyens techniques dont ilsl disposent sont très archaïques. La production est fort modeste. Depuis 1972, une réforme agraire a rendu en partie la terre ancestrale, propriété des grandes fermes ou "haciendas" foncières, aux communautés indiennes constituées en coopératives agricoles. Les indiens du Pérou, comme leurs frères de Bolivie et des autres pays andins, sont très attachés à leurs coutumes. Ils portent fièrement le costume et tous les attributs traditionnels : chapeaux de feutre emblème national du peuple indien, bonnet de laine, poncho ou "manta" et sandales en cuir de lama. Ils continuent à parler le quéchua, 2ème langue officielle après l' Espagnol. MARAS: Le sel était aussi important pour les Incas que pour les Européens. Il constituait un élément important de conservation des aliments, un moyen d' échange avec d' autres cultures, mais servait aussi comme offrande aux dieux. Vues d' en haut, les salines offrent un spectacle unique: des terrasses de sel scintillantes de blancheur, suspendues sur les flancs de la montagne. Certaines de ces salines sont pré-incas. Elles ont continué à être entretenues et développées par les incas au fil du temps. Un petit cours d' eau dissout de grandes masses de sel concentrées dans la montagne. L' eau salée qui sort de la source est à 25°. Elle alimente les bassins par de multiples canaux que l' on ouvre et ferme en fonction des besoins. Le sel s' évapore grâce au soleil, et les récolteurs ratissent la fleur de sel à la surface des bassins. OLLAMTAYTAMBO: Ollantaytambo, situé au fond de la Vallée Sacrée, réuni un superbe site archéologique datant de l' époque Inca, avec des terrasses de cultures, des maisonnettes, un complexe religieux, notamment l' impressionnant assemblage de 6 énormes blocs de porphyre rose dans la partie haute de la structure. Ceux-ci auraient été amené depuis le somment de la montagne de l' autre côté du fleuve Urubamba. Ils furent hissés jusqu' à la partie haute de la forteresse, poussés et tirés sur des plans inclinés par des centaines d' hommes. Le voyage prend fin sur ce site inca. Le lendemain, nous repartons pour Lima afin de rejoindre la France. Nous atterrissons à Roissy dans la grisaille mais la tête pleine de souvenirs inoubliables!
Les bons plans repérés sur place.
Machu Picchu
Cuzco
la Vallée sacrée des Incas
Et au final.
Deux semaines sont nécessaires pour le Sud du Pérou. Préparez bien votre voyage en lisant des guides sérieux car certains sont assez fantaisistes.