CarnetTurquie20247 jours

kiméros le 5 étoiles ???

Voici pour information un extrait de notre courrier à Marmara/Promovacances suite à notre retour d'un séjour d'une semaine à l'hôtel Kimeros. Le 29 Avril dernier nous rentrions mon épouse nos trois enfants et moi d’un…

KA
karamel
Publié en 2024
7 jours1/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Voici pour information un extrait de notre courrier à Marmara/Promovacances suite à notre retour d'un séjour d'une semaine à l'hôtel Kimeros. Le 29 Avril dernier nous rentrions mon épouse nos trois enfants et moi d’un séjour d’une semaine à l’hôtel Kimeros à Kemer en Turquie. Epuisés, irrités et dans un état de stress hors du commun. Une semaine plus tôt nous partions pour un voyage de détente et de repos vers l’une de nos destinations préférées : la Turquie. Nous avions choisi cette destination proche en raison de la durée réduite de nos vacances et afin d’épargner à nos enfants (1 an et demi, 4 ans et 9 ans) la fatigue d’un voyage trop long. Après la surprise d’une escale à Metz nous arrivions vers 19 heures à notre hôtel (le départ du domicile à Strasbourg s’était fait à 6 heures). En prenant possession de notre chambre nous avons d’abord dû revenir à la réception afin de demander la réparation du système électrique qu’un technicien mit environ une heure à remettre tant bien que mal en service. Le boîtier étant branlant et accusant des problèmes de contact, le fameux technicien dût revenir à trois reprises au cours des jours suivants pour le même problème. Lorsqu’enfin nous avons pu rejoindre le restaurant vers 20 heures 30 la plupart des plats étaient épuisés et nous nous sommes contentés de quelques tristes reliefs, absorbés rapidement dans un vacarme et une cohue inimaginables au milieu d’un personnel qui s’agitait en tous sens manifestement pressé d’en finir avec le service du soir. Le plus jeune de nos enfants a fini par prendre son biberon froid puisque selon toute apparence il était impossible de chauffer un peu de lait. Ensuite il a fallu combler les manques de literie dans la chambre. En effet, le lit bébé prévu n’était pas là et le 3ème lit d’une personne n’avait ni drap ni couverture (ce n’est que le lendemain soir vers 21 heures que je réussis à combler ce manque en interpellant une personne du service qui circulait dans le parc, chargé de couvertures). Le lendemain matin au moment où je prenais ma douche l’eau s’est brusquement arrêtée Et j’ai passé ma matinée avec le shampoing sur la tête sans pouvoir rincer mes cheveux. Ce problème de coupure d’eau s’est répété avec une régularité à toute épreuve tous les jours de la semaine. Il est important de préciser ici que notre revendeur de chez Promovacances nous avait proposé une chambre familiale et qu’au final nous nous sommes retrouvés dans une petite chambre d’environ 15m2 dont les fenêtres étaient condamnées avec pour seule ouverture une porte donnant sur un « balcon » indigne de ce nom. Nous ne parlerons pas de la qualité du couchage qui meurtrissait les articulations et d’une couverture enveloppée dans une housse de couette pour une personne. (J’ai caché à mon épouse l’oreiller maculé de tâches). Quand je suis allé voir la représentante de Marmara pour obtenir une chambre de taille cohérente celle-ci m’a répliqué qu’il fallait acquitter un supplément dont je n’ai même pas réussi à connaître le montant. En fait, j’ai fini par réaliser que les chambres doubles et quadruples étaient de la même taille ! Au bout d’une journée nous avions pris, par la force des choses, un rythme dont la cadence est celle d’un travailleur qui n’a que peu de temps pour prendre ses repas à cause des horaires impitoyablement serrés des restaurants. Ce dernier sujet est quasi surréaliste. Des centaines de personnes (des vacanciers) se bousculant autour d’un espace réduit au milieu des plats brûlants qui tentaient de se frayer un chemin et dans un vacarme assourdissant relevé par moments par une musique qui nous hurlait dans les oreilles (probablement afin d’accélérer le mouvement), le tableau était digne d’un mauvais film burlesque. Par bonheur nous avions emmené quelques plats pour le plus petit de nos enfants que nous faisions chauffer à l’eau chaude (quand par bonheur elle arrivait jusqu’à notre chambre) au fond de notre lavabo de la salle de bains étant donné qu’à aucun moment nous n’avons réussi à le faire chauffer au restaurant (le micro-onde semble totalement inconnu à l’hôtel). Poulet et dinde étaient l’essentiel des plats de viande jusqu’à ce fameux soir où nous nous sommes vu proposer des brochettes…de dinde dont la viande était saignante ! La Turquie étant, comme chacun le sait, un pays particulièrement touché par le problème de la grippe aviaire, il est à souhaiter que vous n’aurez pas de victimes à votre actif. Il me faut parler au passage du cas du chocolat au petit déjeuner, de ces gens perplexes et pantois devant un petit pot de plastique vide tendu vers un membre du personnel gentiment souriant les bras ballants laissant entendre qu’il n’y en avait plus. Il restait l’ersatz de café pour tout le monde ou les « jus de fruits » en poudre à moins de se fendre de 2,5 TLY pour le verre de jus d’orange…à moins que l’on optait pour le lait froid car une fois l’unique conteneur chaud vide, il était automatiquement rempli de lait froid, aigre une fois sur deux. Je dois revenir à la chambre où je dois signaler l’absence de minibar qui nous aurait permis de tenir des boissons ou des aliments au frais (mais, où auraient-ils bien pu le caser ?) et la présence d’un coffre-fort qu’il suffisait de prendre sous le bras pour l’emporter puisqu’il n’était pas fixé ! En fait de vacances il aura fallu faire face à un stress quotidien, entre des aller-retour à la réception pour régler moult problème technique et la représentante de Marmara qui absorbait les griefs avec un sourire gentil qui trahissait toute son impuissance. Si la Turquie fait partie de nos destinations favorites c’est grâce à nos voyages précédents dans ce pays que nous affectionnons tout particulièrement. Nous avons parcouru avec passion et émerveillement toute la moitié Ouest de ce pays, d’Istanbul à Antalya, d’Izmir à Kayseri sans jamais éprouver le moindre malaise, la moindre contrariété, car la qualité d’accueil du turc n’a pas d’égal à notre connaissance. Que ce soit sur la côte, à Istanbul ou encore à l’intérieur des terres en Cappadoce, à Egirdir, à Konya…, partout nous avons trouvé des gens d’une extrême gentillesse au point d’apprendre les rudiments de la langue et de fonder des amitiés durables qui nous ont laissé les meilleures impressions. L’expérience éprouvante jusqu’au dégoût que nous venons de vivre va nous laisser d’autres traces qu’il nous sera difficile d’effacer. Malgré notre conviction profonde et notre insistance pressante, les vacanciers que nous avons rencontrés dans cet endroit et qui ne connaissaient pas notre expérience de ce pays seront rentrés dépités avec une image affligeante de la Turquie et de ses habitants, fermement décidés à ne jamais y remettre les pieds. Quelle « carte postale » vont-ils véhiculer à leurs amis, à leurs collègues, à leur famille en rentrant chez eux ? Je vous laisse imaginer le désastre. La tristesse mêlée de révolte qui nous étreint n’a pas de mots, elle n’est que gravité, à l’image d’un voile noir qui tombe sur un rêve à jamais terni. La Turquie n’est pas « un bon produit » comme vous aimez à l’appeler, la Turquie est un pays magnifique, et j’aime à me le rappeler sans cesse pour me rassurer, peuplé d’habitants au cœur immense et riches d’une chaleur peut-être unique. Lors de ce séjour nous n’avons trouvé qu’un endroit bricolé à moindres frais destiné à un rendement maximal au détriment du respect et de l’hospitalité qui devraient être la première panacée à brandir au touriste curieux de découvrir un autre monde. Plutôt que des vacances nous avons vécu un cauchemar de tous les jours dont je ne vous ai fait qu’une brève description.