Comment ça s'est passé.
La ville thermale de Dax est renommée pour les qualités incontestables de ses boues et eaux thermales. Baignée par l'onde de l'Adour, la cité des eaux exploite cinq forages dont elle tire les vingt deux mètres cubes d'eau nécessaire à un curiste. Outre les établissements thermaux de la cité des eaux, les touristes passionnés de vieilles pierres se régaleront d'une visite dans les rues de la ville thermale de Dax, à la découverte des plus belles fontaines de la cité des eaux. Le parc Théodore Denis Au bout de l'allée centrale du parc Théodore Denis, le toro, oeuvre en cire perdue (méthode ancestrale venue d'Iran) du sculpteur stéphanois Christian Maas, vous accueille ainsi qu'une sculpture des armoiries de Dax, ville libre, qui ne dépendait que de l'autorité royale et dont la devise est "Regia Semper" (toujours royale). La tour représente la ville fortifiée, le lion/léopard est le symbole de l'Aquitaine, la mer ondée est la représentation de l'Adour, du port fluvial et de son activité portuaire qui fut très active jusqu'au siècle dernier. La forme de l'écu, en pointe, est la forme classique des tout premiers écus. Le premier nom de la ville fut Aquae (les eaux) ; il sera transformé en Acqs, d'Acqs puis en Dax à l'époque médiévale. Les arènes du parc Théodore Denis furent édifiées en 1913. Jusqu’au XVIIIème siècle, les courses avaient lieu dans l’actuelle rue des Fusillés. Mais, à la fin du XVIIIème siècle, elles furent officiellement autorisées par le gouverneur de Guyenne, à la condition que la place fut « close et fermée de barrières » pour éviter les accidents. Les courses de taureaux se déroulèrent dès lors à l’emplacement de l’ancien couvent des Cordeliers qui devint, par la suite, la place de la Course (face à La Poste). En 1857, lors de la venue de Napoléon III, les arènes avaient la forme d’un fer à cheval long d’une quarantaine de mètres et d’une contenance de 2 000 places environ. C’est dans cet amphithéâtre qu’eut lieu en 1894 un fait historique mémorable : la ville de DAX maintient ses courses de taureaux malgré des interdictions préfectorales… intervient alors un commissaire de police chargé d’interrompre la corrida… le taureau en piste charge le représentant de l’ordre qui prend la fuite suivi de près par l’animal… le torero landais Félix Robert le rattrape et l’achève dans une rue dont le nom (rue du Toro) commémore l’incident. Les courses se déroulèrent dans ces arènes en bois jusqu’en 1912. Le 10 mai 1913, les arènes actuelles en ciment étaient inaugurées par le maire, Octave Lartigau. Elles comptaient 5 500 places. En 1932, le maire Eugène Milliès-Lacroix, inaugura les arènes agrandies qui portèrent la capacité totale à 8 000 places. La rénovation de 2003 a permis de mettre en valeur la façade principale de l’édifice avec sa blancheur crue et son style andalou évoquant un peu les plazas de toros de Séville, de Cordoue et de Grenade, ainsi que la superbe sculpture représentant une tête de taureau qui surplombe l’entrée principale. La Fontaine Chaude Du nom d'une déesse nordique des eaux, elle constitue le véritable symbole de la station. Construite au XIXème siècle sur l'emplacement supposé des anciens thermes romains, la Fontaine Chaude avait un débit journalier de 2 400 000 litres d'eau, précieux liquide chaud à la température de 62,50° C. L'aire d'émergence des sources de la ville thermale de Dax résulte d'une faille datant de l'époque d'érection des Pyrénées. La température élevée et la minéralisation de l'eau sont acquises à une grande profondeur, de l'ordre de 2 000 mètres. Dans le bassin de la Fontaine Chaude, on peut apercevoir, surtout après des périodes ensoleillées, une floraison d'algues. Ces algues sont analogues à celles qui participent, avec le limon de l 'Adour et l'eau thermale, à l'élaboration du médicament naturel qu'est le "Péloïde de la ville thermale de Dax". Autrefois, autour de la Fontaine Chaude, c'était le quartier des tripiers et des bouchers. Les ménagères se servaient de l'eau chaude de la fontaine pour cuire les oeufs ou plumer les volailles. La cathédrale Notre Dame A l’origine une cathédrale de style roman est construite à Dax. Elle est remplacée à la fin du XIIIème siècle par un édifice de style gothique qui s’écroule malheureusement en 1646. C’est alors que commence la construction de la cathédrale de style classique « néo-grec », que l’on voit aujourd’hui ; ce grand chantier durera jusqu’à la fin du XIXème siècle. De la cathédrale gothique subsiste, dans le transept nord, la magnifique porte ogivale dite des « Apôtres ». Ce portail à trumeau de 12 m de hauteur sur 8 m de largeur, est un véritable joyau architectural. A la croisée du transept, le dôme est orné de peintures. Dans le chœur, belles stalles des chanoines datant du XVIème siècle. Le maître-autel et l’autel de la Vierge, en marbre de couleurs du XVIIIème siècle sont l’œuvre des sculpteurs avignonnais, les frères Mazetti. Le buffet d’orgues (XVIIème siècle) fut réalisé par Caular, ébéniste local ; c’est un des plus beaux de France. La place de la cathédrale A l'ombre d'oliviers centenaires, se dresse la statue d'un légionnaire romain et de son chien, oeuvre de Jacques Lasserre. Une légende est solidement accrochée à la découverte des bienfaits des eaux chaudes de Dax et à celui qui serait son premier curiste : « le chien du légionnaire ». Un légionnaire en garnison dans la cité des eaux avait un chien perclus de rhumatismes. Partant en campagne et sachant que son pauvre chien ne pourrait pas le suivre, il se résolut à le noyer. S'armant de courage, il le jeta dans l'Adour. Quand le légionnaire revint, il eut la surprise de retrouver son chien revigoré par la boue thermale dans laquelle il avait échoué au bord du fleuve. Le thermalisme était né. Au sol, trois mosaïques en granit réalisées par Danièle Justes rappellent les trois statuettes en bronze du Ier siècle faisant partie des collections du musée de Borda et trouvées lors de fouilles réalisées dans le centre ville : Esculape, dieu de la Médecine, Mercure, dieu du Commerce et un sanglier. La rue du palais Fontaine du XVlllème siècle installée devant le centre culturel, ancien hôtel particulier du XVIIème. La bibliothèque municipale occupe un bâtiment du XVIIème, l'hôtel Neurisse et l’ancienne chapelle de l’institution Sévigné (cour renaissance et sa fontaine « La Source » de Wlérick). Hotel splendid A cet emplacement s'élevait un château fort édifié au Moyen-Age. II fut aux XIème et XIIème siècles le siège d'un vicomté et à partir du XIIIème siècle, la résidence du gouverneur militaire de Dax. En 1320, il tint lieu de garnison ; il y abritait alors cinq chevaliers et quatre vingt dix sergents à pied. Modifié aux XVIème et XVIIème siècles, il deviendra, par la suite, une caserne. Alfred de Vigny y resta quelques mois en tant que lieutenant. Désaffecté en 1888, le château sera rasé en 1891 pour être remplacé par l'établissement Dax-Salins-Thermal que prolongeait un casino. En 1926, un incendie ravage les deux bâtiments. C'est alors qu'Eugène Milliès-Lacroix fait édifier un palace luxueux, le Splendid Hôtel, chef-d'oeuvre architectural des années 30 et fleuron de l'activité hôtelière et thermale des Landes. Les plans d'architecture et les projets de décoration sont signés André Granet. Dès 1932, Roger Henri Expert, associé de Granet participe à sa conception. Les lustres du hall et de l'escalier ont été réalisés par les verriers Genet et Michon. L’éclairage Art déco fait partie intégrante de la conception de l'intérieur. L'escalier lumineux rappelle celui du paquebot Normandy. De nombreuses célébrités de l'époque ont fréquenté l'hôtel, notamment Ernest Hemingway, Joseph Kessel, Pierre Benoit, Francis Carco, Henri Bergson, Maurice utrillo et Sacha guitry. L'atrium En 1925, Eugène Milliès-Lacroix propose la construction d'un casino afin de donner un nouvel élan à la station thermale de Dax. Ainsi, les deux architectes parisiens, André Granet et Roger Henri Expert, furent chargés de la réalisation du casino. Venant de réaliser la Salle Pleyel à Paris et le Paquebot Normandy, ils voulaient que ce casino corresponde aux canons de leur temps. Le 1er juillet 1928, le premier espace d'animation du genre dans les Landes est inauguré à Dax. A cette occasion, mille personnes assisteront à l'opéra de Gounod : "Mireille". Mais l'architecture est mal adaptée à la région et la construction souffre très vite du climat océanique. Les travaux de restauration ont débuté par la salle de spectacles. Ce nouvel ensemble est inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1986. Le décor somptueux du plafond, des parois et du cadre de scène, gravé sur des panneaux de stucs dorés et argentés, présente des personnages et des animaux sur un fond floral, qualifié par un historien d'art de "Jardin extraordinaire". Cette salle de spectacle de 500 places est dotée d'un équipement technique moderne et propose de nombreux spectacles tout au long de l'année, des galas de danse, des concerts, des pièces de théâtre... L'hôtel les Thermes A côté, l'Hôtel des Thermes (architecture résolument moderne, 1992) est l'oeuvre de l’architecte Jean Nouvel qui a aussi réalisé l'Opéra de Lyon et l'Institut du Monde Arabe à Paris. Jean Nouvel est un architecte de nationalité française né en 1945 à Fumel dans le Lot-et-Garonne. En 1964, il s'inscrit en architecture à l'Ecole des Beaux Arts de Bordeaux. En 1972, il sort de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris diplôme en poche. Face au milieu très fermé de l'architecture, il décide de militer pour un renouveau de l'architecture en France. Ses prise de positions lui valent critiques et échecs. En 1981, il est retenu pour réaliser l'Institut du Monde Arabe à Paris, grande réalisation de l'aire Mitterrandienne. En 1987, il étonne le tout Paris avec la façade à moucharabiehs et sa consécration auprès du grand public lui vaut des oeuvres remarquables comme la salle de Rock de Bagnolet, le théâtre municipal de Belfort, l'Opéra de Lyon (1986-1993), la Fondation Cartier (1994), le Musée des Arts Premiers du Quai Branly à Paris (2006). Notre architecte français signe également en 1999 le Palais de la Culture et des Congrès de Lucerne en Suisse et acquiert ainsi une renommée internationale. Sa consécration arrive en 2008 avec le prix Pritzker. Seulement 32 architectes dans le monde ont reçu cet équivalent du Prix Nobel d'Architecture. Jean Nouvel revient de temps en temps en Aquitaine où il réalise en Gironde, à Bouliac, l'Hôtel Saint James (1987-1989), en Dordogne, à Sarlat, le réaménagement de l'Eglise Sainte Marie en marché couvert (2001), à Périgueux le musée gallo-romain Vésuna (2003) et dans les Landes, à Dax, l'Hôtel des Thermes (1992). Début des années 1990, alors qu'il est en pleine notoriété, Jean Nouvel pose sa planche à dessin dans la cité dacquoise - première ville thermale de France- pour y concevoir un bâtiment emblématique appelé "les Thermes". Si cet édifice ne surprend pas par son nom, il étonne par son style. Cette construction est en adéquation avec le fleuve Adour aussi bien par sa thématique que par son positionnement et son style. Pour réaliser Les Thermes, Jean Nouvel fait la part belle au verre. Ce matériau qui habille les quatre façades de notre établissement permet à l'architecte de jouer avec la transparence et les effets de lumière. Pour atténuer la luminosité et la chaleur sur les étages supérieurs, ces façades vitrées se dérobent derrière des jalousies en bois, qui rappellent que nous sommes dans les Landes, département au trois quart couvert de la plus grande forêt artificielle d'Europe. D'autre part, ces volets à persiennes évoquent les séchoirs à tabac du Lot-et-Garonne dont Jean Nouvel est originaire. Dans la cour intérieure de l'hôtel - une serre tropicale à la végétation luxuriante - s'articulent sur quatres étages les studios dont l'organisation rappelle les cabines d'un navire. Le hall d'entrée se termine sur une verrière qui recouvre la piscine thermale. Les vitrages colorés et les traits de néon qui identifient la partie balnéothérapie du bâtiment créent une ambiance de bleu aquatique. Cet édifice nous renvoie à la citation de Jean Nouvel selon laquelle "l'architecture doit désormais signifier. Elle doit parler, raconter, interroger." Le trou des pauvres Il est situé sur les berges de l'Adour. Autrefois, les malades sans ressources venaient s'y baigner pour profiter de la boue chaude et bienfaisante de la ville thermale de Dax. A l'origine, elle naissait spontanément près des émergences d'eaux chaudes qui étaient périodiquement submergées au moment des crues du fleuve : le limon se déposait dans ces cavités lors du retrait des eaux,
Les bons plans repérés sur place.
la fontaine chaude
les arènes
les thermes
Et au final.
très favoriable puisque je m'y suis installée