Comment ça s'est passé.
Je vous souhaite la bienvenue dans ma modeste petite ville ! Landrecies est un chef-lieu de canton d'environ 3.900 habitants, situé dans le département du Nord et dans l'arrondissement d'Avesnes, aussi appelé Avesnois. La ville, bordée par la Sambre et la forêt de Mormal, entourée de ses verts pâturages, offre un cadre de vie pittoresque et bucolique. Pour découvrir Landrecies, les chemins sont divers et variés. Bâtiment majestueux au centre de la vie des Landreciens, l'hôtel de ville s'impose par sa force et son caractère. Il accueille deux salles de musées. Lors d'une petite ballade au bord du canal de la Sambre, vous admirerez les bateaux de la halte nautique. Venir à Landrecies, c'est vivre l'histoire d'un territoire et de sa ville jumelle Manage. Devise Les habitants de Landrecies ont bien mérité de la Patrie Géographie Landrecies est marqué par l'inflexion du cours de la Sambre : en amont, elle s'écoule vers le nord-ouest, en aval vers le Nord-Est. Cette inflexion a une signification géologique profonde. La Sambre s'écoule d'abord depuis les contreforts des Ardennes, où elle prend sa source. Arrivée à hauteur de Landrecies, elle est captée par l'ancien bassin d'avant-pays du micro-continent avalonnais. Ce bassin fut créé par ploiement du Brabant sous le poids de la chaîne hercynienne. Il est d'orientation sud-ouest - nord-est. Il est marqué par ce que les géologues belges ont appelé la "faille du midi". Cette bordure nord des Ardennes forme donc un creux : au sud, le massif ardennais ou ses contreforts, au nord le bassin houiller carbonifère. Ce sillon dit de "Sambre et Meuse" commence donc à Landrecies, se poursuit jusqu'à Namur (confluent avec la Meuse, qui à cet endroit s'engouffre à son tour dans le Sillon) et Liège. Landrecies est donc le point de départ d'une structure fondamentale qui structure la géographie du massif ardennais, et par là elle fut une clé dans le contrôle de l'espace entre les Pays-Bas espagnols et la France ; elle est aussi un point de passage évident pour une armée contournant les Ardennes, quoique moins importante que la trouée de l'Oise. C'est pourquoi cette ville fut fortifiée par Vauban, même si la fortification fut par la suite rasée. Les environs de Landrecies sont typiques de la région verdoyante qu'est l'Avesnois. Entourée de prairies bocagères, la ville est également traversée par le Canal de la Sambre à l'Oise, d'où l'existence de quelques zones faiblement marécageuses. Landrecies est situé tout près de Maroilles, village typique de la Thiérache du Nord, où les paysans, depuis le Moyen Age, avaient leurs chartes. Ils étaient exempts de nombreuses servitudes traditionnelles de la féodalité, pouvaient clore leurs terres, pratiquer l'élevage et n'étaient pas soumis à la pratique de l'assolement obligatoire : ainsi s'est constitué le bocage de l'Avesnois, au cœur duquel Landrecies. Histoire Des fouilles archéologiques ont démontré que le lieu a été habité dès la préhistoire et l'époque romaine, mais la commune actuelle de Landrecies a vu le jour au VIe siècle de l'ère chrétienne, probablement grâce au regain des échanges commerciaux le long de la Sambre. Moyen Âge Situé dans la sphère d'influence de la Lotharingie puis du Saint Empire romain germanique en vertu du traité de Verdun de 843, le village de Landrecies est une communauté de paysans autonomes (un alleu) jusqu'en 1096, date à laquelle les seigneurs d'Avesnes-sur-Helpe en prennent le contrôle. Ils y construisent un château (aujourd'hui disparu) et octroient une charte aux habitants en 1191. Aux seigneurs d'Avesnes succèdent ceux du comté de Hainaut, puis du duché de Bourgogne. Époque moderne À partir du début de la domination des Habsbourg (d'Autriche, puis d'Espagne) sur la région (voir Histoire du Nord), Landrecies va faire l'objet d'une longue lutte acharnée entre ces derniers et le royaume de France. Pillée à plusieurs reprises (par le duc de Vendôme en 1521, par François Ier en 1543), la ville est brièvement occupée par les Français de 1543 à 1544, avant que le traité de Crépy ne la rende à Charles Quint, qui en fait une place forte. L'hôtel de villeSous Louis XIII, la ville est reprise en 1637 par le cardinal de La Valette, avant de retomber entre les mains des Espagnols. C’est sous Louis XIV que la ville est reprise, cette fois définitivement, par Turenne et La Ferté en 1655 (Vauban y participe sans commander). Les opérations de siège sont dirigées par le chevalier de Clerville : elles commencent le 19 juin et la ville tombent le 13 juillet. Le traité des Pyrénées, en 1659, confirme la souveraineté française. Dans le cadre de la fortification des frontières du nord, Vauban entoure la ville de nouveaux remparts. À l'occasion de la Guerre de Succession d'Espagne, Landrecies joua un rôle important en tenant une grande partie des troupes ennemies sous les murs de la ville en 1712, ce qui permit plus facilement au duc de Villars de remporter la fameuse victoire de Denain, qui sauva la France et mit fin à la guerre. Révolution française Au cours de la Révolution française, Landrecies connaît une occupation autrichienne, non sans avoir auparavant opposé une résistance très dure qui vaut à la commune dans son ensemble la décoration de la Légion d'honneur au siècle suivant, remise par « la patrie reconnaissante ». XIXe et XXe siècles La place GodartAu XIXe siècle, Landrecies s'ouvre davantage au monde extérieur, avec la canalisation de la Sambre de 1826 à 1839 et le passage de la voie ferrée Paris-Bruxelles-Amsterdam en 1855. Landrecies démantèle ses remparts à partir de 1894, contrairement à sa voisine Le Quesnoy qui s'y refuse. Occupée par les Allemands pendant presque toute la durée de la Première Guerre mondiale, la ville n’est libérée qu'en novembre 1918 au prix de bombardements anéantissant le centre-ville dans sa quasi totalité. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Landreciens sont libérés le 2 septembre 1944 par les Américains. Économie Une part non négligeable de l'activité locale repose sur l'agriculture et l'élevage bovin. On compte néanmoins quelques implantations industrielles, certaines récentes et d'autres plus traditionnelles. Une usine de céramique existe par exemple depuis le XIXème siècle, tout comme une verrerie, fondée en 1802. Parmi les industries arrivées plus récemment figurent une usine spécialisée dans la confection de pompes hydrauliques, deux autres dédiées à l'alimentation animale et aux engrais, et enfin une entreprise produisant des chaussures de sécurité pour les ouvriers travaillant en milieu difficile. Personnages célèbres Joseph-François Dupleix, gouverneur des Indes françaises, est né à Landrecies en 1697. Henri Shée, conseiller d'état, préfet et sénateur, né à Landrecies en 1739 Henri Jacques Guillaume Clarke, ministre de la guerre de Napoléon, est né à Landrecies en 1765. Ernest Amas, peintre, est né à Landrecies en 1869. Philippe Lamour, écrivain et collaborateur du général de Gaulle, est né à Landrecies en 1903. Barthélémy Louis Joseph Lebrun, général du second Empire, né à Landrecies le 22/10/1809. Louis Toussaint Doutrelaine, général du second empire,né à Landrecies le 09/07/1820 Monuments et lieux touristiques L'hôtel de ville actuel ne date que de 1921 en raison des destructions régulièrement subies par la ville, mais son origine est beaucoup plus ancienne. On peut voir sur sa façade des inscriptions rappelant le décret du 27 Ventôse an III, selon laquelle « Landrecies a bien mérité de la patrie ». Le musée Ernest Amas, installé à l'hôtel de ville, a été inauguré en 2003 en l'honneur de ce peintre né à Landrecies. Un grand nombre de ses toiles sont rassemblées et exposées. « La poudrière » est l'unique vestige subsistant du château-fort édifié par les seigneurs d'Avesnes en 1140. Cette petite tour est en bordure de la rue principale. L'église Saint-Pierre-Saint-Paul, à l'exemple de l'hôtel de ville, a connu plusieurs destructions et reconstructions. L'église actuelle fut édifiée en 1818 : elle est du style classique de la région, entièrement en brique avec bandeaux et encadrements en pierre bleue. Le cimetière militaire, au lieu-dit d'Happegarbes, n'est que l'un des nombreux emplacements de ce type dans la région.
Et au final.
Je vous invite à découvrir ma ville natale