Comment ça s'est passé.
Pour accompagner l'album photos sur notre sortie dominicale au train à vapeur du Vivarais, nous faisons ce petit carnet de voyage, dans le but d'apporter des précisions matérielles et techniques sur cette agréable balade. Les chemins de fer départementaux CFD titulaires de la concession, conçurent de la manière la plus économique possible 33 kilomètres de voie étroite (écartement d'1 mètre entre les rails) le long de la vallée du Doux. Cette voie sinueuse comporte 164 courbes dont 52 ont un rayon très serré (entre 100 et 150 mètres). L'inauguration de la ligne eut lieu le 12 juillet 1891, pour des trains mixtes (voyageurs et marchandises -essentiellement du bois-) avec trois rotations par jour. Mille ouvriers armés de pelles, de pioches et d'un peu de dynamite bâtirent 231 ouvrages d'art dont 8 kms de murs de soutènement et 8 viaducs maçonnés, ainsi que 4 tunnels. Ce travail de forçat fut réalisé à dos d'âne et d'homme. Entre 1902 et 1932, 6 locomotives à vapeur de type Mallet parfaitement adaptées à la montagne furent mises en service. Celle qui circule actuellement est la plus récente : elle repose sur un chassis articulé, la vapeur alimente successivement un jeu de cylindres haute pression puis un jeu basse pression. Cette énergie propulse un monstre d'acier de 45 tonnes sur des rampes dont la pente atteint 20mm/m tout en tractant des rames pesant jusqu'à 250 tonnes. Le chauffeur enfourne à la pelle 800 kg de charbon à la montée (200 à la descente) et s'assure de l'alimentation en eau (6 à 8000 litres pour monter, un tiers pour descendre). Le mécanicien conduit la machine en réglant la vitesse, il surveille les mécanismes (bielles et attelages) et vérifie les 50 points de graissage. Avant le départ, la mise en chauffe d'une locomotive nécessite quatre heures de travail préparatoire. C'est une association loi 1901 (SGVA sauvegarde et gestion de véhicules anciens) qui gère actuellement ce patrimoine et entretient 149 véhicules dont 39 classés monuments historiques
Les bons plans repérés sur place.
Tournon, joli bourgade sur le bord du Rhône
la vallée du Doux, ses plages et ses ponts
Lamastre
Et au final.
Excellent journée, qui nous a donné envie de faire, à l'occasion, le petit train de la Mure (Isère vers Grenoble)