Comment ça s'est passé.
Dans ces vastes steppes, des paysages grandioses à perte de vue.Dans la steppe, la couleur verte se décline du plus foncé au plus clairVivre quelque part au milieu de nul part: je l'ai fait et tout simplement fabuleux.Dormir dans des yourtes, un peu à la spartiate tout de même est une expérience à tenter et se lever la nuit pour méditer sous une voûte céleste étoilée.Ecouter son coeur battre dans le silence le plus absolu.Rendre visite à des familles de nomades, accueillants, hospitaliers, go^ter à leurs laitages: fromage et lait de chèvre, lait de jument fermenté, lait de chamelle, beurre de yak. A ne goùter que du bout des lèvres si on ne veut pas attraper une bonne tourista.Ils étaient plusieurs du voyage à avoir connu ce désagrément. Cependant tous les jours on repart, avec de la bonne humeur. Petit à petit nous atteignonsle désert de Gobi:steppe désertique sur des kilomètres. Mème les troupeaux de chèvres, chevaux ou encore les fameux chameaux de Bactériane paissent en paix,aucun bruit sauf celui de nos chuchotements.De temps en temps nous traversons des villages, que j'appelerais"fantômes", personnes dans les"rues" qui seraient plutôt un style de chemins en terre battue, voire de pistes.Où sont les habitants, parfois à l'intérieurde ce qu'ils appelent un centre pour se divertir? Le jeu de billard est très populaire là bas!On ressent encore beaucoup chez ce peuple les conséquences sociales et économiques de la période stalinienne qui a duré tout de même jusqu'en 1993. On retrouve d'ailleurs à Oulan Baator(la capitale) des constructions et édifices très carrées, trèsfroides. La capitale n'a rien à offrir, si ce n'est quelques jolis petits temples bouddhistes. Nous visiterons d'autres temples au cours du voyage tel qu'Erdenenkhamba dans la réserve de Khognokhaanou celui de Kharakorum.Nous roulions beaucoup dans la steppe en essayant de suivre les pistes, en faisant du hors piste, parfois pour éviter de profondes ornières,pour essayer aussi d'amortir les chocs afin que nos pauvres dos ne souffrent pas trop. Ces fameux vans étaient utilisés, autrfois ,par l'armée russe! solides en tous les cas!!Je me demande parfois comment les 3 chauffeurs des 3 vans s'y retrouvaient...bien entendu pas d'indications routières, ni boussoles..et pasde GPS of course.Parfois ils s'arrêtaient pour se consulter quant au chemin àsuivre.N'ayez crainte cependant, nous sommes toujours arrivés à bon port dans les délais prévus.Quand nous arrivions en fin d'après-midi au camp où nous allions passer la nuit, lapremière chose était de prendre une douche. Mais il faut savoir qu'il n'y a pas de sanitaires dans les yourtes. Ils se trouvent toujours à l'extérieur dans un bâtiment en dur. Toujours très propres mais évidemment très simples. Inutile de signaler qu'il faut avoir un peu l'esprit aventurier pour effectuer ce genre de voyage.Les repas pris dans la yourte-restaurant étaient très frugaux mais corrects.Une bonne façon de perdre un kg. ou deux! Bien que le nadam, signifiant les jeux se pratique en grande fête en juillet, il y des petits nadams locaux auxquels nous avons pu participer. Il y a 3 jeux à l'honneur:les courses de chevaux,la lutte mongole et le tir à l'arc. Fête très folklorique et colorée.Je dois sigaler que la compagnie d'aviation mongole: la MIAT est très sure.Par ailleurs il faut peut-être mieux ne pas prendre les coucous, de vieux anthonov russes, pour faire des vols intérieurs. Pour tous ceux à qui ce voyage tente je leur souhaite de le faire, car dans quelques années la Mongolie ne sera plus ce qu'elle est aujourd'hui. Bon voyage donc.
Les bons plans repérés sur place.
Kharakorum
Gurvansaikhaan
désert de Gobi:les dunes
Et au final.
Parfait en tenant compte que la Mongolie n'a encore aucune infrastructure touristique.