Comment ça s'est passé.
Depuis notre séjour dans les Vosges, une envie irrépressible de nature, de grandeur, d'air pur, de gastronomie, bref d'authenticité, nous tenaillait. Nous nous retrouvons sur la route, chaussures de marche et vêtements de circonstance dans le coffre. 5 heures de route plus tard, une bouffée d'air pur, une claque d'oxygène dans notre nos poumons pollués de parisiens. Nous sommes à 1247 m, sur le ballon d'Alsace, le vent souffle mais le temps se maintient. Nous garons la voiture et profitons que le temps se maintient pour nous dégourdir les jambes. Nous empreintons un sentier aménagé faisant le tour du sommet, en passant par la Vierge en bronze polychrome et statue de Jeanne d'Arc; symbolisant l'attachement des Français à l'Alsace. Ce jour là, c'était la fête du Ballon. Nous découvrons le schlittage, qui le moyen de transporter le bois coupé à l'aide d'une grande luge de bois, la schlitt, sur les pentes du massif vosgien. La fête cheminant vers sa fin et la pluie commençant à pointer sa froide humidité, nous regagnions la voiture afin de rejoindre notre hôtesse, à Bussang. Le deuxième jour, chaussures de randonnées et vêtements d'été sont de sorties, un soleil estival est venu faire un tour sur l'est de la France. Une idée en tête, profiter de ce temps magnifique pour faire une randonnée. Notre premier arrêt culturel est pour le petit village du Haut-du-Them-Château-Lambert. Une petite place centrale, déserte, ou trône un petit monument aux morts; le tout encadré par l'église et quelques habitations. La voiture garée sur la place, nous poussons notre curiosité vers l'église, posée sur une petite butte qui la surélève du village. En contre-bas, un ruisseau, l'une de mes première photo. A coté une petite chapelle incrustée dans la roche, une ancienne fontaine métallique émerge des orties et herbes folles, le soleil nous lèche de sa douce chaleur tandis qu'une saine fraicheur monte du ruisseau. Une curiosité assouvie, une autre vient. Le Musée départemental Albert Demard, reconstitution de la vie d'une ferme de la montagne, mobilier et outillage régional, huttes, moulin remonté et musée du bois, nous apparait. Mais un timing serré et la pause méridienne, ont raison de notre curiosité. Se sera pour un prochain séjour. Nous reprenons notre route, direction Beulotte saint-Laurent, pour notre première randonnée, "le sentiers des Etangs". Un sandwich englouti, le chien équipé de sa longe; c'est un jack russel terrier qui aime courser les bestioles donc une longe pour éviter qu'il ne s'éloigne trop loin; nous voilà sur le début de notre périple de 15km normalement. 8 stations sont affichées sur le plan...... Le sentier commence bien, la marche est régulière et le chemin bien balisé, oups.... Au trois quart, les pictogrammes de balisage sont partis en congés, une fourche et voilà 3km en trop. De superbe paysages, des étangs magnifiques, une flore luxuriante baignée d'une lumière estivale, chaleureuse. Un étang, une corde pour empêcher les vaches de passer et encore 4km de trop. Saint GPS est là, ainsi que des riverains heureux que certains randonneurs s'égarent pour découvrir leurs hameaux endormis. Une fin de randonnée au soleil couchant dans une lumière orangée rasante, avec 22km tout compris. Une troisième journée sur les chapeaux de roues, une journée citadine. Deux heures de route, la Suisse, Bâle, chef-lieu du canton de Bâle-Ville. La vile s'étend sur trois pays, la France, l'Allemagne et bien sûr la Suisse. Une ville sympa, lorsque les travaux n'en complique pas l'accès. Le temps est superbe, un ciel bleu, une douce chaleur, une ville à l'architecture très intéressante, un mélange de genres. L'hôtel de ville, un rouge vif, prenant. Une décoration intérieur de peintures, fresques et statues colorées. Il est également le siège du gouvernement du canton de Bâle-Ville Le beffroi domine la ville et donne une certaine élégance à la place du marché. Un petit tour dans cette ville où l'art est décliné à chaque coin de rue. Le Franc suisse étant roi, nous décidons de passer au nord, en Allemagne pour nous restaurer rapidement. La pluie et le froid se sont invités en début de journée poussant notre périple de l'Allemagne à la France, et Colmar. Colmar et son micro climat, en congé aussi. La pluie sur la petite Venise; les averses révèlent les couleurs pastelles des maisons à Colombages. Un petit tour dans la ville, une petite place sur la Grand'rue, près de la rue des marchands, nous voilà attablé, en bout de table, dans une brasserie Alsacienne au décor retro, à côté de deux touristes marseillais. Un rösti forestière pour moi une une flamenkuch pour ma compagne, le tout arrosé d'une Kro........ Un troisième jour, frais, lumineux mais quelques nuages plombant l'atmosphère d'un été qui se voulait ensoleillé. Notre périple nous entraine au Ballon de Guebwiller, couvert. Un souffle du vent, une bourrasque décoiffe le sommet, où avait stationné un nuage alourdis de futurs précipitations. Nous voilà gravissant le sentier menant au monument aux morts dédié aux Diables bleus de la Première Guerre mondiale, les valeureux Chasseurs alpins. Un nuage, nous rattrape, la température chute brusquement; mon appareil photo retrouve son poncho "sac plastique" car l'humidité se fait sentir. Nous ? Nous étions déjà équipés, pas fous les randonneurs..... Ce brusque changement climatique, n'est pas un obstacle pour notre plaisir visuel des nuages léchant le sommet et la station météorologique et le radar servant à l'aviation civile. En descendant, mon regard fut attiré par deux monticules de pierre, sur un petit plateau-point de vision, artistique ou spirituel; une légère impression de déjà vu sur la chaine thématique arte dans un reportage sur le Tibet..... Sur le parking du sommet, face aux nuage, un producteur-apiculteur, nous attend avec ses miels et ses produits issus de ce délicieux nectar. Notre sac s'alourdit de ces délicieux et bienfaiteurs produits sucrés. Notre descente dans la vallée sous le regard des vaches et des chèvres, entre forêts et prairies. La route des vins, vinomondo, breuvage des rois.... Des crus renommés, des noms, Gewurztraminer, Sylvaner, Riesling....... Des paysages magnifiques, des imbrication de vignes, de lignes, de terre. Riquewihr, une escale obligée de la route des vins. Riquewihr jouit d'une grande célébrité, au delà des frontières. Cité médiévale située en plein cœur du vignoble alsacien qui doit sa renommée à son caractère pittoresque et à son remarquable patrimoine architectural. Une petite promenade, quelques emplettes, quelques photos et nous voilà encore sur la route pour la poignée de kilomètres qui nous sépare du Haut-Kœnigsbourg. Superbe château médiéval situé dans la commune française d'Orschwiller, à une altitude de 757 mètres. Le soleil nous a rejoint, pour éclairé ce site classé monument historique en totalité en 1993. Un superbe monument, une lumière puissante et un ciel bleu comme toile de fond. Une redécouverte mais pas de visite, Auscar (chien) étant de la promenade. Un retour vers notre commune de villégiature, stoppé à Thann, pour s'offrir un plat succulent, une assiette de jarrets de porc sauce munster, accompagné de succulentes spatzles. AU CASEUS, rue de a 1ere armée....deux serveuses supers sympa et un cuisto amicale....... un régal....... Quatrième jour de notre séjour, la recherche de la nature. Le lac des Corbeaux, au dessus de la Bresse. Un lac de cirque glaciaire entouré de sapins. Une ballade agréable, de superbes reflets mais un temps humide. Un petit tour au lac de Gerardmer, pour contempler la vue et, les plaisanciers et leurs bateaux. Direction Sapois, le saut de la bourrique et le sentier qui y mène. Ombragé, arboré, normal sur un sentier forestier aménagé par le club vosgien. Des petits ponts de pierres et de bois, des sujets intéressants pour mes clichés. Un sentier serpentant le long d'un ruisseau, normal pour découvrir une superbe cascade. A ses pieds, ravissement pour mon appareil. Ses pieds dans l'eau, il mitraille, capture cette eau, cette lumière..... En redescendant, un arbre, un géant de la forêt, un Narnien me salue; je ne peux rien faire d'autre que de le saluer de mon appareil. En repartant vers notre Bussang, le saut du bouchot nous fut conseillé. Ravissement, majestueuse, puissance de l'eau, force brut naturelle. Un petit lieux de stationnement encombré, d'où s'enfonce un sentier aménagé d'escaliers et de plate-formes d'observations. Mon appareil est ravi ..... Je suis, nous sommes ravis, la lumière du couchant rasant dévoile des aspects cachés des ombres de ces flots vifs. Sur les recommandations de Carole, nos dernières heures avant de rentrer, nous les laissons trainer à la Fresse. Dans une chèvrerie produisant un succulent fromage de chèvre et de gouteuses charcuteries. Une échine de porcs fumée et une saucisse fumée rejoignent deux fromages de chèvre dans notre sac. Une vosgiflette nous attend au four, Carole, nous gate encore de ses talents culinaires. Dernier jour de découverte, le théâtre du peuple de Bussang en pleine effervescence pour sa représentation de l'après-midi. une hôtesse fort sympathique, nous accueille et nous ouvre les portes de ce lieu de culture et représentations. Superbement étonnant mais la lumière n'était pas bonne. Une dernière excursion gastronomique, pour mon munster, dans une ferme de la chapelle des Vès, au Thillot. Une petite ferme, charmante, un petit point de vente et un grand ravissement un affinement sur des planche et claies de bois. Un munster doux et fruité, pas trop affiné pour notre plaisir parisien et deux bargkaas, un nature et un cumin. Notre sac gastronomique s'alourdis encore pour notre plaisir gustatif. Un arrêt à la chapelle pour tirer deux ou trois clichés. Voilà la fin de notre séjour et notre retour à la vie parisienne polluée, chargé de délicieux fromages et charcuteries pour prolonger notre séjour par nos papilles.
Les bons plans repérés sur place.
Bussang
Bâle
Colmar
Et au final.
Magnifique séjour fait de nature et d'air pur.