CarnetFrance2005

Lille : Le musée d'histoire naturelle

Le musée d'histoire naturelle de Lille fut crée en 1816 par la Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts de Lille. C'est l'un des premiers musées d'histoire naturelle à avoir ouvert ses portes. Le musée…

KL
kljam
Publié en 2005
5/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Le musée d'histoire naturelle de Lille fut crée en 1816 par la Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts de Lille. C'est l'un des premiers musées d'histoire naturelle à avoir ouvert ses portes. Le musée s'est toujurs remis des dégâts causés par les deux guerres mondiales et n'a cessé d'enrichir sa collection (il achète ou reçoit des dons) qui compte de nos jours des pièces paléontologiques, minéralogiques et zoologiques. plus de 110 000 spécimens dont 1 500 mammifères, 15 000 oiseaux régionaux et exotiques, pas moins de 1 000 reptiles, batraciens et poissons, 5 000 coquilles de mollusques, plus de 100 000 insectes et arachnides (dont des spécimens vivants). mais aussi une belle collection de minéraux. Le musée accueille fréquemment des expositions temporaires. Celle à laquelle j'ai consacré ce carnet s'appelle "....au début il y avait la forêt: Pays'âges". Vous savez tous que le Nord-pas-de-Calais était une région minière mais si vous savez les fameux terrils, les chevalements, les mineurs de fond, le grisou!!!!toute une histoire, tout un passé!!! Et bien cette exposition nous propose de faire un lien avec notre passé minier. Lors de l'exploitation des premières mines de charbon, les mineurs ont mis au jour des fossiles de plantes ou de coquillages. Les géologues ont étudié les découvertes des mineurs et ils ont conclu qu'il y a 300 millions d'années se dressait sur notre région de gigantesques forêtes marécageuses. A l'époque le Nord se situait à proximité de l'équateur et le climat chaud et humide favorisait la pousse de ce type de végétation. Cette période est nommée Carbonifère car c'est à cette période que s'est constitué le charbon quer l'on trouvait dans nos sols. En effet, les débris des forêts ont donné naissance au charbon. Je reprends ce qui est écrit sur un carton pour vous expliquer sa formation : "Tous les bassins houillers du carbonifère ont une structure géologique semblable : les veines de charbon alternent avec des couches de roches stériles dans lesquelles sont conservées les fossiles. Cette structure résulte de la répétition de cycles identiques: les débris des végétaux carbonifères s'accumulent dans des marécages. Leur poids provoque des affaissements réguliers du sol jusqu'à ce que la forêt soit noyée. Cette masse végétale, future veine de houille, est ensuite recouverte par des sédiments, future couche stérile capturant quelques restes végétaux. Quand le sous-sol est stabilisé, une nouvelle forêt peut s'installer et ainsi de suite. La formation des veines de houille résulte finalement d'un processus vital la photosynthèse, et a permis la fossilisation d'une quantité considérable d'énergie solaire que nous brûlons aujourd'hui" Dans la première pièce, vous découvrez donc une reconstitution de cette forêt équatoriale avec des arbres pouvant atteindre 40 mètres de haut. Cette section est surtout constituée de miniatures de ces différentes espèces d'arbres et des fossiles de cette végétation retrouvés dans les mines du nord par nos célèbres mineurs de fond. L'autre section est consacrée au paysage hérité celui que nous connaissons dans le nord et qui fait partie de notre patriomoine, celui que je vous citais plus haut : terril, chevalements, cheminées.....toute une reconstitution du temps de la révolution industrielle. A la moitié du 19ème l'exploitation du charbon était frénétique, on l'utilisait dans les usines, les péniches, les machines à vapeur. Bref une révolution!!!!! Beaucoup de photos, de peintures, de machines et notamment une imposante maquette reconstitutive de l'acierie de Denain. L'histoire de la maquette est passionnante. Dès 1889, la maquette est installé à Lille dans la Halle aux sucres. Puis après la seconde guerre mondiale, le musée industriel déménage et la maquette reste seule à la Halle et peu à peu est oubliée. Fin des années 1980, elle est démontée et mise en caisses. Il faudra attendre 2001 pour que la maquette soit rapatriée à Lille et pour entamer sa reconstitution, ce qui ne sera pas tâche aisée! En effet, aucun plan de cette maquette n'a été conservé et l n'existe plus d'installations sidérurgiques contemporaines auxquelles on pourrait comparer notre maquette!!!!. C'est un travail d'archéologue qui débute, il gaut repérer les traces d'arrachement, de clous.....et il faut confronter les avis des historiens des techniques, du restaurateur et du conservateur. Remontée la maquette est riche d'un témoignage industriel mais la mauette n'est pas exposable en l'état, il va falloir la restaurer. La maquette est à nouveau démontée et transférée à Paris. Manque de chance, la maquette est endomagée en Mars 2006 par la chute d'un plafond sur la halle de coulée. Des centaines d'heures ont été nécessaires pour la reconstituer tant le métal était tordu et torturé par le fâcheux accdent. Les artisans nettoient les métaux, les desoxydent, ils sculptent, taillent, peignent le bois qui reste le matériau prédominant de la maquette..... Voilà l'histoire de notre maquette de l'usine de Denain qui trône maintenant fièrement dans le musée d'Histoire naturelle! . Vous terminez votre parcours en visionnant quelques vidéos. Puis vous gagnez les charmants escaliers pour aller admirer les pièces zoologiques, paléontologiques et minérales. Laissez vous surprendre en observant les squelettes des primates si proches de celui de l'homme mais aussi l'incroyable collection d'oiseaux empaillés (des oiseaux courants aux exotiques), couleurs garanties! Au plafond, des squelettes de cétacées ou delphinidées nous narguent fièrement de leurs imposantes dimensions. Quant au cadre du musée, il est vraiment charmant et chargé d'histoire. De plus, le musée est à proximité du palais des beaux-arts (une dizaine de minutes à pied ), vous remontez le boulevard qui mène au parc du Boulevard Jean Baptiste Lebas (un parc dont le remblais comportait à sa création quelques petites bombes de nos précédentes guerres....rassurez-vous tout est vite rentré dans l'ordre!). Tout au long de votre promenade pour accéder au musée de la rue de Bruxelles, vous longez de belles demeurs bourgeoises de Lille. Ayez les yeux levés, les façades de Lille sont magnifiques......près du musée vous pouvez notamment admirer de belles atlantes! Vous êtes également à proximité de la mairie de Lille et de son beffroi ainsi que de la porte de Paris, construite en l'honneur de Louis XIV. Voilà, j'espère que tout cela vous aura donné l'eau à la bouche et l'envie de visiter ce musée et ce petit coin de Lillo

Conclusion

Et au final.

Je ne me pose qu'une seule question à propos de ce musée: à savoir, à l'époque a-ton tué les espèces animales pour les empailler et les conserver ou a-ton ramassé les specimens morts. Je crois que la 1ère solution est la bonne