Comment ça s'est passé.
Le Diamant, bourg de pêcheurs, situé en face du célèbre rocher en forme de diamant hébergeait tous les commerces souhaités par le touriste. L’accueil à l’hôtel « Le Diamant Beach » se montrait sympathique. Notre logement comportait tout le confort et l’équipement voulus. Le balcon donnait face à la mer et au rocher du Diamant. Des serins et… des merles ? y venaient tous les jours ramasser les miettes. Dès la tombée de la nuit, les cabrit-bois se manifestaient. Il s’agit de grandes sauterelles qui se signalent par un bruit rappelant le grincement de vieilles tuyauteries. Le village s’étendait le long d’une plage étroite qui s’élargissait à la fin. Sur une place au bout de l’agglomération se tenait tous les jours le marché des épices. Outre les épices, nous y trouvions, des chapeaux, des paréos, des serviettes, des accessoires de plage et surtout des fruits. L’église ancienne comme le cimetière avec ses nombreux caveaux et chapelles gardaient la note martiniquaise. La plage, d’un mélange de sable jaune et de sable noir, aux vagues fortes, très longue, 3,5 km à 4 km selon les documentations, se prêtait à d’agréables promenades. En prenant des ruelles sur les hauteurs, les vues sur le village, la mer, le rocher nous charmaient. En direction de l’est, vers la pointe de la Cherry et la pointe du Marigot. Le sentier était bordé de nombreux trous où se cachaient des crabes rouges de terre. Plus loin, un énorme fromager trônait à l’entrée de l’hôtel « Mercure » ; hôtel qui jouissait d’une très belle vue sur le rocher. Il en était de même, à proximité, de l’hôtel 3 étoiles « Le Relais Caraïbe » qui venait de fermer. En bout de route, se trouvait le « Novotel » et un club de plongée. Nous avons trouvé deux petites plages, « Baptiste » et « Charlotte », bordées de quelques rochers. Nous nous sommes renseignés sur les dessertes de bus dans l’espoir d’effectuer le maximum d’excursions de cette manière. Les lignes régulières n’existaient pas. Les autobus passaient à l’occasion. Les taxis collectifs (8 passagers) ne partaient que lorsque le nombre de clients étaient suffisants aux yeux du chauffeur. Un taxi plein ne prenait personne en cours de route. Les clients potentiels continuaient d’attendre une autre occasion. Conclusion : obligation de louer une voiture pour nos excursions. Pourtant, c’est en taxi collectif que nous nous sommes rendus à Fort de France, à titre d’essai. Toutes les vitres du véhicule étaient ouvertes et nous avons dû subir de violents courants d’air. Nous avons visité, la ville et un petit jardin public près du fort. Excursions en voiture de location : Il est conseillé d’éviter Fort-de France et ses environs pour cause de circulation routière intense. -de Le Diamant, vers l’ouest en contournant le morne Larcher et le Parc Régional de la Martinique : Nous sommes passés par -la Pointe Diamant En contrebas de la route, dans une prairie avant la mer se dresse un monument (plusieurs statues stylisées) à la mémoire d’esclaves décédés dans un naufrage qui eut lieu au large de cet endroit. -la petite Anse de Diamant -les Anses D’Arlets. En arrivant, la pente des routes, et les vues plongeantes impressionnaient. C’était une petite station qui nous apparut agréable, comprenant à la fois un petit port et une petite plage -l’’Anse noire qui se nichait dans la végétation - de Le Diamant vers le sud de l’Ile : Quelques kilomètres plus loin, la plage de Mabouyas se trouvait près de la route principale après avoir pris un chemin durant une centaine de mètres. Puis à pied, par un court sentier ombragé nous sommes arrivés à l’anse Corps de Garde, une des rares plages surveillées. Un peu plus loin, après avoir repris la voiture, nous nous arrêtons à l’anse des Figuiers. Attention se méfier des quelques rochers où s’accrochent des oursins. Nous nous sommes arrêtés également à Ste-Luce. Encore une station agréable avec son port de pêche ! En passant par Rivière-Pilote pour nous rendre à Ste-Anne, la route serpentait dans une montagne verdoyante. A l’entrée de Ste-Anne, nous avons trouvé un cimetière typique, très fleuri, fait de nombreux chapelles et caveaux blancs, parfois carrelés. La vue sur la plage en contrebas était magnifique. Il s’agissait du Mouillage Ste-Anne au bout duquel on aboutissait sur la voie privée du « Club Med ». Mer très calme. Ensuite, nous nous sommes rendus à l’extrême sud, à la plage des Salines. Il s’agit, parait-il de la plus belle plage, en pente douce, de la Martinique. Nous avons longé cette plage de sable fin, bordée de cocotiers, jusqu'à mi-chemin de la pointe d’Enfer, puis de l’autre côté où se trouvaient de nombreux mancenilliers. Il faut éviter de rester sous ces derniers : leur sève est très agressive. Ils étaient signalés par une grande marque rouge peinte sur leur tronc. Nous avons suivi un sentier à pied jusque l’anse Trabaud, plage également bordée d’arbres, puis, après avoir traversé un petit pont, jusque la baie des Anglais. La côte y devenait plus sauvage. -le nord de l’Ile : Nous sommes passés à Sainte-Marie, Le Marigot, Le Lorrain, Basse-Pointe, Macouba pour arriver à Grand’ Rivière en bout de route. Entre Macouba et Grand’ Rivière, la route montante apparaissait très verdoyante. Par endroit, elle devenait très étroite au niveau des falaises. A Grand’ Rivière, la mer (Canal de Dominique) se montrait mouvementée. Le vent soufflait. Pour le retour, après, Basse-Pointe, nous avons suivi la direction de Morne Rouge en passant par Ajouba-Bouillon. Tout au long de cette route, la végétation se révélait luxuriante, les villages très colorés grâce surtout aux plantes multicolores et quelques fleurs. Les cultures variées abondaient en dehors des forêts (canne à sucre, bananes, ananas…) Nous avons visité le jardin Balata et nous sommes passés devant la cathédrale qui est une imitation du Sacré-Cœur de Montmartre. -au nord de Fort-de-France (nord-ouest de l’Ile) Nous sommes passés par Schoelcher, Case-Pilote, Bellefontaine, Le Carbet (nombreux commerces, plage de sable gris et port intéressants), Saint-Pierre où nous trouvons encore des vestiges de la destruction par le volcan en 1902. Nous avons découvert ensuite quelques plages au sable grisâtre, puis de galets, notamment à Le Prêcheur. Pour le retour, à Saint-Pierre, nous avons pris la route en direction de l’intérieur de la Martinique et de Fonds-st-Denis. La végétation impressionnait par ses dimensions et ses couleurs. Fonds-Saint-Denis était la ville la plus verte de l’Ile -la côte de l’est : Après Rivière-Salée, nous nous sommes dirigés vers Saint-Esprit. A un moment, sur les hauteurs, nous avions vue de chaque côté sur la mer. Nous nous trouvions souvent dans les immenses bananeraies pour arriver à la presqu’île de la Caravelle et à Tartane Nous avons admiré le petit port avec ses barques colorées, la plage très agréable, les rochers où viennent se briser les vagues. Ensuite, nous nous sommes rendus aux ruines du château Dubuc sur la pointe de la presqu’île. Au retour, nous nous sommes attardés à la Pointe de la Batterie entre Tartane et la Trinité. Nous sommes entrés dans Le Robert où certaines ruelles à proximité de la mer possédaient une très forte pente. Au passage, nous avons admiré le paysage de la Pointe Champomont, puis celui des îlets Chancel, Ramville. Autour de Le François, les habitations devenaient plus coquettes, les plantations de cannes à sucre plus nombreuses. Bientôt, partout, s’étendaient les plantations de bananes, de cannes à sucre, les prairies pour le bétail autour de Le Vauclin. En bord de mer, nous avons découvert de charmants endroits en empruntant les petits chemins qui partaient de la route principale. Mais, ces chemins se sont toujours révélés en mauvais état et décourageants… pour parfois aboutir à une plage privée. Nous nous sommes attardés à Le Vauclin pour regarder les pêcheurs vendre leurs poissons. Les clients nombreux attendaient leur retour. Dans une halle en bois, se vendaient toutes sortes de fruits et légumes. Nous nous sommes également rendus à la petite Anse Macabou par une route longue et caillouteuse. Ensuite, nous avons traversé des villages tranquilles par des routes pas toujours bien entretenues et parfois étroites pour arriver à l’Anse Michel. La plage était jolie, bien ombragée à un endroit. Les fonds possédaient de merveilleuses couleurs. Nous avons découvert un peu plus au sud un port qui se charge des départs en bateau pour les îlets voisins où la faune était protégée (puffin, paille en queue...). Nous y trouvons quelques cabanes de pêcheurs. Souvent les arbres plongeaient des racines apparentes dans l’eau : mini-mangrove.
Les bons plans repérés sur place.
Grande Anse des Salines
Plage et village de Diamant.
Fonds-St-Denis
Et au final.
Séjour très agréable dans un village typique. Ile à visiter pour sa diversité.