CarnetSyrie202612 jours

Palmyre, entre ruines et espoir - Un voyage en Syrie centrale

J'ai toujours rêvé de voir Palmyre, cette reine du désert syrien. Après des mois de préparation et de vérifications auprès du ministère des Affaires étrangères, j'ai finalement pu entreprendre ce voyage de 12 jours.…

MA
marcusvoyageur
Publié en 2026
12 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

J'ai toujours rêvé de voir Palmyre, cette reine du désert syrien. Après des mois de préparation et de vérifications auprès du ministère des Affaires étrangères, j'ai finalement pu entreprendre ce voyage de 12 jours. Voici mon récit sincère. Jour 1-2 : Damas, redécouvrir la capitaleArrivée à Damas après un vol depuis Beyrouth. La ville respire une certaine normalité retrouvée, même si les cicatrices de la guerre sont visibles çà et là. J'ai passé deux jours à explorer la Vieille Ville, incontournable : la Grande Mosquée des Omeyyades, les souks labyrinthiques, la maison d'Anania. Les habitants sont accueillants, curieux de rencontrer des voyageurs. Budget très économique : hôtel 30€, repas 4-8€. J'ai logé chez Layali Alsham, petit hôtel traditionnel avec terrasse sublime. Jour 3 : Route vers Homs et PalmyreTrajet long mais fascinant. J'ai pris un minibus partagé (service taxi syrien) depuis Damas vers Homs : environ 160 km, 3h30 de route. À Homs, j'ai changé de véhicule pour Palmyre. Cette route dans le désert change complètement la perspective. On quitte progressivement la civilisation pour entrer dans l'immensité ocre et minérale. Conseil : apportez beaucoup d'eau. Budget transport : 12€ pour les deux trajets. Jour 4-6 : Palmyre, le cœur du voyagePalmyre m'a bouleversé. Les colonnes dressées face au désert infini, l'air chaud et sec, le silence presque sacré des ruines gréco-romaines. J'ai visité le temple de Bel, le théâtre antique, la nécropole, la citadelle arabe. Les prix sont dérisoires : entrée principale 2€. J'ai engagé un guide local (très recommandé) pour 25€ la journée ; ses connaissances historiques et son amour du site m'ont profondément marqué. Le coucher de soleil sur les ruines reste le moment le plus inoubliable de tout mon voyage. J'ai dîné dans un petit restaurant local où le propriétaire m'a servi un mezze copieux pour 5€. Logement simple mais propre : guesthouse Abu Firas, 20€ la nuit. Les nuits sont fraîches et étoilées, j'ai dormi sur le toit plusieurs fois. Jour 7-8 : Détente et rencontresJ'ai passé une journée complète à flâner sans agenda, à discuter avec les habitants, à photographier les détails architecturaux. J'ai visité le musée de Palmyre (3€), instructif mais endommagé. Conversation mémorable avec un menuisier qui reconstruit des portes traditionnelles ; nous avons parlé pendant deux heures autour d'un café turc. Ces moments humains valent souvent plus que les sites touristiques. Jour 9-10 : Excursion au château de Qalaat Ibn MaanPetite excursion d'une journée à ce fortin mamluk surplombant la vallée. Randonnée facile, paysage grandiose. J'ai croisé très peu de touristes, ce qui rend l'expérience d'autant plus authentique. Retour à Palmyre en fin d'après-midi. Jour 11-12 : Retour vers Damas et départTrajet retour identique mais avec une perspective différente. J'ai passé ma dernière soirée à Damas à revisiter la Vieille Ville une dernière fois, à acheter quelques souvenirs (tapis, huile d'olive, épices). Départ depuis l'aéroport international de Damas. Conseils pratiques et budget globalSécurité : consulter les avis officiels avant le voyage. J'ai voyagé en période de relative stabilité. Rester attentif, informé localement.Visa : obtention en France possible mais demander aux ambassades actuelles (situation changeante).Meilleure période : octobre à avril. L'été est extrêmement chaud.Transport : les minibus partagés sont le mode principal. Fiable et bon marché.Argent : la livre syrienne (SYP) est instable. Apporter euros ou dollars, échanger sur place.Budget total pour 12 jours : environ 400-500€ (vols compris depuis l'Europe). Très économique une fois sur place.Restaurants recommandés : Al Reef Restaurant à Damas (mezze excellent), Abu Firas à Palmyre (hospitalité généreuse).La nourriture est délicieuse et bon marché : hummus, falafel, grillades, pains pita chauds. Les desserts syriens (baklava, pâte d'amande) sont addictifs.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Les colonnes de Palmyre au coucher de soleil, vue imprenable sur le désert infini

2

La Grande Mosquée des Omeyyades à Damas, joyau architectural du monde musulman

3

Les souks historiques de la Vieille Ville, labyrinthes sensoriels et marchands authentiques

4

Les conversations avec les habitants, hospitalité sincère et récits poignants

5

Le château de Qalaat Ibn Maan, forteresse mamluk dominante et peu touristique

Conclusion

Et au final.

Palmyre et la Syrie m'ont donné bien plus que je n'attendais. Ce voyage est resté gravé comme l'une de mes plus belles aventures, malgré les défis logistiques et les incertitudes. Les paysages, l'histoire, surtout la gentillesse des habitants, font de cette destination une expérience humaniste authentique et inoubliable.

Photos communautaires : Palmyre

?
Syrie, Palmyre, Temple de Baalshamin (ca 1930)
© Institut français du Proche-Orient
Syrie, Palmyre, Temple de Bêl (ca 1923)
© Institut français du Proche-Orient
Syrie, Palmyre, Temple de Bêl (ca 1930)
© Institut français du Proche-Orient
Syrie, Palmyre, Temple de Bêl (ca 1923)
© Institut français du Proche-Orient
Syrie, Palmyre, l'Arc Monumental encadrant, au fond, le château Arabe (ca 1940)
© Institut français du Proche-Orient
Palmyra, Syria
© twiga-swala
Tombeau de Iarhaï, deux plaques de loculi avec buste de femme et inscription palmyrénienne provenant de l'exèdre ouest ; deux bustes féminin, texte araméen illisible (Palmyre, Syrie)
© Institut français du Proche-Orient
Monumental Archway of the Decumanus, Palmyra
© twiga-swala