Comment ça s'est passé.
On appelle chartreuse un monastère de moines chartreux. La chartreuse de Parme est connue par le roman de Stendahl, mais elle n'existe plus - la chartreuse de Pavie, moins connue, a le mérite d'exister ! Y arriver n'est pas si évident, car le chemin n'est pas fléché. De la gare (Certosa di Pavia, sur la ligne Milan-Pavie), j'ai pris par la gauche, il y a bien 2 km de marche, un peu risquée le long d'une route très fréquentée. De l'arrêt de bus (ligne Milan Famagosta à Pavie), rien d'indiqué non plus; prendre la rue perpendiculaire à la "statale", qui se mue en drève avec espace pour piétons, compter un bon quart d'heure de marche. Dès le porche d'entrée, on est accueilli par un panneau énumérant toutes les interdictions en vigueur, habillement, tenue et surtout interdiction de photographier ! A droite, le musée de la chartreuse dont l'entrée est défendue - littéralement- par un moine en uniforme. Au fond, l'église, de style renaissance, remarquable. Seul le fond de l'église jusqu'au transept est d'accès libre. Pour visiter le choeur et le cloître, il faut attendre qu'un groupe se constitue et qu'un guide vienne le chercher et ouvre les portes. Ceci n'est indiqué nulle part, il faut le découvrir; les heures des visites guidées ne sont pas indiquées non plus - le groupe qui attendait quand je suis arrivé attendait toujours quand je suis parti, 3/4 d'heure après ... assez outré par ce type d'accueil. Je me suis laissé dire que c'est l'Etat qui subsidie l'entretien et les réparations, en échange de quoi le monument doit être ouvert au public. Ce que les moines font d'assez mauvais gré ...
Et au final.
L'église est intéressante, et surtout sa façade - mais l'accueil n'est pas très chaleureux.