Comment ça s'est passé.
Une randonnée cyclotouristique qui m'a emmené de Budapest en Transylvanie (Roumanie) soit envrion 1500 kms aller - retour. Le 14 mai 2006 je débarquai avec mon vélo à Budapest pour partir vers la Roumanie. Soit 300 kms avant la frontière. Mis en jambe dans cette plaine hongroise je pouvais entamer ma vraie randonnée en Roumanie le 19. D'abord la province des Maramures tout au nord - ouest le long de la frontière ukrainienne via Negresti - Oas puis Sapanta et son cimetière heureux puis Vadeu -Izei. Petite pause dans ce village d'où j'ai visité la vallée de l'Iza. Je suis reparti ensuite vers Borsa et les montagnes du Nord pour passer le Pasul Prislop ( col ) qui était mon grand repère de ce début de voyage. Le mauvais temps s'établissant à l'est m'a incité à revenir au centre de la Transylvanie en direction de Bistrita où j'ai fait la connaissance de Tudor, un jeune Roumain qui s'est occupé de moi pendant les 2 jours de ma visite. Puis se fut Cluj -Napoca où je suis resté deux jours ( j'y ai même eu temps d'aller à l'opéra) avant ma descente dans la vallée de l'Aries qui m'avait été vivement recommandée , non sans raison. Avant d'y arriver et suite à un renseignement un peu "bizarre" sur l'itinéraire à prendre ,de la part de 2 joyeux paysans et après une chevauchée sur une piste caillouteuse de 4/5 kms, la petite vallée de l'Iara s'ouvrit devant moi, un régal pour cyclotouriste: pas une voiture, pas un camion pendant 2 ou 3 heures de route. Vint ensuite l'Aries, très belle vallée qu'il faut découvrir à pied - pas comme ces Français suffisants qui labourent les sentiers et les prairies avec leurs 4X4 - et rencontrer ses habitants qui m'ont réservé un accueil plus que chaleureux. Mais il faut se remettre en route et remonter cette merveilleuse vallée tout au long du torrent, si je veux reprendre l'avion en temps voulu. J'eus encore le temps- bloqué par la pluie - de visiter Oradéa qui s'est avérée beaucoup plus intéréssante par son architecture, que je ne le pensais. De là, je repris la route de lla Hongrie sous le déluge. Dans le premier village hongrois où se trouvait une gare je m'engouffrai dans un train en direction de l'ouest . Il ne me restait plus qu'environ 200 kms pour arriver aux environs de l'aréoport soit 2 jours de vélo.. Avant de reprendre l'avion je me suis octroyé une journée pour visiter Budapest, bien que d'habitude j'évite les grandes villes , et je peux dire que ce fut un régal, et que je regrette de ne pas y avoir consacré plus de temps. Quels souvenirs les plus marquants me restent- il de ce voyage ? D'abord le plus évident : la beauté naturelle de ce pays Ensuite et surtout la gentillesse des Roumains que j'ai cotoyés. Bien sûr ils ne sont pas riches, mais ils m'ont semblé assez heureux ,en tous cas plus que ceux qu'on peut voir en France dans les reportages télévisés. A aucun moment je ne me suis senti en insécurité; j'ai toujours rencontré des gens aimables pour m'indiquer ma route ou un endroit pour loger ou manger, sans compté les invitations à trinquer quand le contact fut établi. Anecdote : quand je préparais mon voyage, une dame ,rencontrée sur le net, s'est proposée de m'acheter dans une librairie de Bucarest des cartes à petite échelle qui étaient introuvables en France !!! mille mercis à elle.
Les bons plans repérés sur place.
Maramures
Vallée de l'Aries
Cluj Napoca
Et au final.
Magnifique voyage dans des paysages restés " naturels" et un peu sauvages. Un accueil en Roumanie très chaleureux. Allez y à pied ou à vélo et visitez les petites vallées et les montagnes en oubliant les clichés véhiculés en France à propos de ce pays. Oubliez vos préjugés